MicroMémento de lecture des PRS

Le "Profil de Réactivité Sérique" constitue un outil biologique de dépistage et de prévention très sensible. La difficulté de lecture provient de larichesse des informations dévoilées et de la nécessaire hiérarchisation de celles-ci. La clef du diagnostic et de la thérapeutique médicale se situe dans notre capacité d’évaluer les "volumes" et de contrôler les "flux".

Efficacité biologique = le volume du compartiment multiplié par ses flux d'échanges
(en mécanique, on dirait : puissance du moteur = cylindrée x  puissance des injecteurs)

Efficacité métabolique (Foie/fonction) = Bêta précipitines  x  (S + Mn + Mg + Cu + Fe)
Efficacité vasculaire (Cœur/sang) = Alpha 1 précipitines  x  (K + Ca + Am + Na + Io)
Efficacité lymphoïde (Rate-pancréas) = Gamma précipitines  x  (Hg + Ba + Pb + Ac + Sn)
Efficacité du SRE (Poumon/énergie) = Alpha 2 précipitines  x  (Ph + Zn + Ve + As + Si)
Efficacité du conjonctif (Rein/eau) = Albumines  x  (Au + Ch1 + Ag + Al + Ch2)

Le protidogramme
Fait le point de l'équilibre des phénomènes inflammatoires aigus du système macrocytaire (Alpha 1 et 2) et des réactions immunitaires (Bêta et Gamma) liés au système lymphoïde. Cet équilibre reflète le niveau de polymérisation du "réseau de Jerne", qui se densifie en fonction du nombre d'antigènes rencontrés (rôle des vaccins et des infections chroniques).
Les Albumines correspondent à la capacité adaptative du "cycle futile", c'est à dire de dégradation et resynthèse rapide de leur pool, gâchis énergétique destinée à assurer au tissu conjonctif un matériel biologique abondant pour les fonctions de synthèse d'urgence.

Les euglobulines
Sont trois paramètres obtenues par saturation du milieu à trois valeurs différentes de pH. Elles reflètent le rapport existant encre I'eau liée et I'eau libre au sein du colloïde sérique. Les spécialistes nomment ce rapport AW (activated water) et le considèrent comme une caractéristique fondamentale de la matière vivante, car l'eau liée est porteuse d'informations. Si les Euglobulines augmentent, c'est que la quantité d'eau liée diminue et que l'on est en présence de nombreux radicaux libres dans le milieu, ce qui signe un état de déstabilisation du colloïde. Si celles-ci diminuent, il s'agit d'une déshydratation (syndrome sec ?), évocatrice d'une pathologie rénale.

Les 25 "tests de remèdes"
Sont organisés en 5 groupes, chaque réactif ayant été choisi pour ses affinités organiques. La réactivité à ces contraintes physico-chimiques est exprimée en "avidité ou mépris", relativement au métal ou métalloïde mis en présence du sérum. Ce type de résultats correspond à considérer le colloïde sérique comme une résine échangeuse d'ions, vis à vis des différents organes que le sang traverse. Ces valeurs physico-chimiques nous renseignent sur le niveau des régulations tissulaires qui gèrent les principales fonctions organiques.

Dans l'évaluation des dysfonctions biologiques d'un pôle organique, on observera trois stades successifs:
- stade 1 réactionnel simple : élévation des valeurs ("avidité" pour ses marqueurs)
- stade 2  épuisement : baisse de la réactivité ("mépris" souvent durable)
- stade 3  dissociation des flux, exp.: 2 élevés et 3 bas (le cas le plus grave).
 
 

L'autodiagnostic
Dans votre évaluation de la situation, vous devrez surtout tenir compte de la succession des événements. Les dysfonctions s'aggravant dans le temps selon le schéma classique :

Stade 1 / 2 = épisodes de stagnation / inflammation :  globulines ALPHA
Organes-clefs : Foie/Poumon   Pb. d'énergie (cycle de Krebs)
 Stade 3 / 4 = l’engorgement lymphoïde :    globulines GAMMA
Organes-clefs : Rate/Pancréas   Pb. toxiniques et endocriniens
 
Stade 5 / 6 = les lésions d’organes :    globulines BETA
Organes-clefs : Rein/Cœur    Pb. vasculaires et immuns

Rien ne remplacera les analyses spécifiques d'un diagnostic particulier, comme par exemple le dosage de la glycémie pour le diabète sucré, de l'acide urique pour la goutte .... Les tests du PRS vous proposent au contraire une vision synthétique du niveau des dysfonctions du patient. Ils vont répondre aux quatre questions que se pose le praticien :

1 - "comment" ...  le Protidogramme (les cycles inflammation <-> sclérose),
2 - "quand" ...  les Euglobulines (vitesse de décompensation, élément pronostic),
3 - "où" ...   les Tests de remèdes (niveaux de souffrance organique)
4 - "pourquoi" ...  l'Autodiagnostic (niveau évolutif de la maladie).
 

La thérapeutique idéale consistera à associer :
          A - une haute dilution d'un remède homéopathique dispersant l'hyperfonction pathologique (cf. les réactifs hyperfloculants = symptômes présentés par le patient),
 
          B - une basse dilution d'un remède végétal visant a nourrir les structures sous-jacentes en difficulté. Ces plantes, riches en vitamines, acides gras essentiels, phytohormones et substances antioxydantes, dans des rapports idéalement  choisis, constituent un traitement médical simple, physiologique et bon marché,
 
          C - lorsqu'il existe une dysfonction organique majeure, on pourra ajouter à l'association précédente un des trois sels biochimiques dont l’action enzymatique précise permettra une amélioration rapide.

          D - lorsqu'une situation pathologique chronique grave est installée, il s'agit de ce qu'en MTC on appelle "le vide d'un élément" (d'ailleurs objectivé par l'hypofloculation des remèdes correspondants sur le profil). La prescription du Nosode de diathèse en cause doit alors précéder tout autre geste thérapeutique.
 

Il arrive que vos patients nous téléphonent … Veuillez évitez les explications complexes qu'il ne peut que mal interpréter (en particulier, ne jamais donner les feuilles 2 / 3 ou 4 du profil). Servez-vous des éléments biologiques pour valoriser la clinique en recadrant le problème pour l'inscrire dans une dynamique du changement visant à un plus d'autonomie …

    Dr J.Yves HENRY (IMH-FMC)