La biologie homéopathique"Nos humeurs font nos humeurs !"


L'étudiant en homéopathie est désorienté par l'énorme tâche que représente l'étude de la matière médicale. Tous les symptômes se ressemblent un peu aux yeux du débutant, de plus l'homéopathe confirmé hésite lui aussi bien souvent entre plusieurs remèdes possibles....  Au remarquable travail de synthèse clinique et thérapeutique accompli depuis Samuel Hahnemannn, il manquait un versant biologique ... 
 

1 - Dès 1929, le dr G.R. Henshaw, médecin homéopathe américain, eu l'idée d'essayer in vitro, sur le sérum de ses malades, des basses dilutions de remèdes homéopathiques sélectionnés par la répertorisation. Il constate que plus la floculation est nette, plus grand se révèle être l'effet du remède in vivo. Il étendra ses observations à l'ensemble des remèdes de la Matière médicale ainsi qu'à quantité de produits nouveaux (vitamines, acides aminés...) dont l'expérimentation clinique confirmera sans doute les propriétés. Si l'audience de ses travaux est restée faible en Europe, cela s'explique par le caractère artisanal de ces expériences. Il faut comprendre que ce pionnier a connu les conditions de travail d'avant 1960, c'est à dire : 

 -   l'absence en son temps d'un spectro-photomètre performant,  

 -   pas d'automat réalisant les tests en série (permettant d'en abaisser le coût), 
 -   le manque de structure informatique pour le traitement statistique des résultats. 
Nous ne pouvons que l'admirer d'avantage pour la somme de travaux et les reflexions pertinentes que nous avons découvert dans le livre qu'il a publié en 1982 "le test de réactivité sérique : une approche scientifique de l'homéopathie". Celui-ci se compose d'un recueil des publications du journal de l'Institut Américain d'Homéopathie de 1931 à 1977, articles dans lesquels il précise ses conceptions de l'homéopathie, ainsi que l'évolution de la technique et de sa philosophie du test. 
 

2 - A partir des années 1960, Pol Henry, médecin belge, développa de son côté une méthode d'aide au choix thérapeutique, basée sur des tests de laboratoire... Cette méthode, baptisée "gemmothérapie informatique", fut élaborée grâce à la réalisation expérimentale de "pathogénésies biologiques" des remèdes à étudier. Pour ce faire, on effectue un bilan biologique sur un lot de lapins. Puis, les animaux sont traités pendant six semaines avec le remède à étudier. Au terme de ce traitement, un second bilan est réalisé et les résultats comparés avec le premier. On détermine ainsi pour chaque remède un profil moyen d'action sur les paramètres choisis comme points de repère biologiques. Cette méthode, s'adressant à des animaux supposés sains, est à rapprocher de la constitution de la "matière médicale pure" homéopathique. 
 

3 - Depuis 1988, quelques homéopathes européens font progressivement évoluer les choses en réalisant un véritable "scanner biologique", dans l'optique des régulations physiologiques (MTC) et de l'ordre interne de la matière médicale (P. Kollitsch). L'examen biologique pratiqué comprend 33 paramètres de turbidimétrie, il a pour nom : "Profils de Réactivité Sérique". Ces profils biologiques (PRS) nous permettent à présent d'avoir sous les yeux le bilan des sensibilités du malade aux divers homologues de nos 25 polycrests. 

Les colloïdes ont un rôle fondamental dans les systèmes vivants (l'état colloïdal est une phase de dispersion d'un solide dans un liquide). L'état d'équilibre de ce système colloïdal (donc des protéines dans leurs conditions d'activité, in vivo) est exploré par des tests de floculation. Le PRS est une étude photométrique des modifications de la structure colloïdale du sérum par neutralisation des charges périphériques des micelles au moyen d'un réactif. Ces tests ont été abandonnés par la plupart des universitaires, car ils ne sont pas spécifiques pour le dosage des protéines. Par contre ce sont les meilleurs indicateurs du potentiel de réactivité sérique, sous différents types de contraintes. La méthodologie expérimentale est différente : l'on compare, chez le patient (sujet malade) le PRS avant et après une monothérapie qui semble la plus adaptée. La moyenne des différences obtenues (PRS n°2 - PRS n°1) constitue l'effet biologique objectif du remède étudié, résultat à confirmer par la statistique. Cette méthode est à rapprocher de celle utilisée en homéopathie par J.T. Kent pour la mise au point de son répertoire. 

Grâce a ces  travaux, il est à présent possible d'envisager une nouvelle interprétation des tests de turbidimétrie, directement corrélés à l'organisation fonctionnelle et morphologique des êtres vivants qui sont étudiés en termes de processus simples de nature interférentielle. 
 
 
Réactifs
Remèdes des tests et draineurs
<====> Symptômes 
homéopathiques
<====> Organes 
niveaux histologiques

 

De plus, la méthode des PRS réalise par la logique, la statistique et l'expérimentation humaine, une intégration de toutes ces données pour proposer plusieurs remèdes satellites en basses dilutions (végétaux, sels et oligo-éléments, sur une grille de 350 thérapeutiques expérimentées et classées selon l'optique dynamique de P. Kollitsch), qui présentent les caractéristiques optimales pour normaliser l'ensemble des paramètres significativement perturbés chez chaque patient.  La phytothérapie est un traitement d'ensembles organiques complexes par des ensembles végétaux complexes.  Seul l'ordinateur est capable d'intégrer l'ensemble des valeurs biologiques et thérapeutiques pour fournir une résultante significative fiable ! 
 

Depuis que j'ai en main cet outil biologique, sa puissance d'analyse et de synthèse m'a permis de vérifier sur plus de 100000 dossiers le bien-fondé des idées de G. Henshaw, ainsi que la classification des remèdes proposée par le dr P.Kollitsch. Exemple : 

- le malade présente une psychose maniaco-dépressive ( PMD ),  

- sur le PRS, son test le plus floculant est Aurum, 
- le draineur végétal proposé par le programme informatique est Corydalis cava (petit remède peu connu, classé par P. Kollitsch dans le groupe de l'Or = draineur d'Aurum). 
Il est alors facile de vérifier par quelques symptômes spécifiques qu'il s'agit d'un cas d'Aurum met., dont l'expression clinique ( PMD + dermite de la face ) correspondent parfaitement au draineur (Corydalis) choisi par le calcul statistique sur les bases biologiques. 

Certains penseront que c'est une méthodologie lourde pour un bien maigre résultat (?!). Dans notre exemple, Aurum était un remède qui n'aurait sans doute pas échappé à l'examen de l'homéopathe exercé, j'en conviens, mais cette méthode apporte au moins trois avantages : 

*  en confirmant la juste sélection du remède "de fond", la prescription du draineur "optimal" (en basse dilution) fait disparaitre la phase d'aggravation thérapeutique si génante parfois. L'aspect des PRS est d'ailleurs (hors thérapeutique spécifique) remarquablement stable dans le temps (car lié au génome du sujet), permettant la plupart du temps de se contenter d'un seul examen par an. 

*  dans le cas où le remède cliniquement "évident" diffère des remèdes suggérés par la biologie, il m'est apparu que ceux-ci représentent souvent les étapes futures de l'évolution diathésique, un peu comme si le comportement biologique sur lequel se développe la symptomatologie clinique contenait quelques aspects encore cachés de la personnalité du malade. 

*   il est des cas où la symptomatologie est pauvre (maladies défectives), ou  très stéréotypée (donc peu discriminante), ou confuse (cas brouillés par des thérapeutiques allopathiques puissantes). Ces patients ont par contre des perturbations biologiques évocatrices. C'est le cas du SIDA, où alors que les symptômes étaient frustres, des remèdes comme Argentum nitric., Iodum et Zincum, se sont imposés d'emblée et révélés assez efficaces. 


Vous connaissez maintenant le principe de la méthode des PRS. Depuis aout 97, le programme des PRS a été optimisé à deux niveaux : 

A - la banque de données thérapeutiques : 

Celle-ci fonctionne désormais sur la liste des remèdes du programme SYNERGIE 2000. Ces remèdes vous sont proposés en deux groupes : 

plantes de la matière médicale (parfois plus, selon les égalités rencontrées), choisies sur une liste de 204. Vos habitudes de prescription ne changeront pas à ce niveau (en 1 DH 15 à 30 gouttes par jour). Certaines plantes comportent des abréviations dans leur ligne d'explication, sachez ainsi que : "HE" signifie que vous pouvez l'utiliser sous forme d'essence, "FB" signifie que c'est une "fleur de Bach", "HG" que c'est une huile grasse poly-insaturée.

sels (parfois plus, selon les égalités rencontrées), choisis sur une liste de 31. Ceux-ci s'utilisent en unitaire ou en association (maxi 3 ensemble, en trituration) à la concentration de 6 DH, une à deux mesurettes/jour. Certains sels comportent l'abréviation "MV" dans leur ligne d'explication, ce qui signifie que c'est un "métal de Vernes" (dont l'effet cytostatique peut s'averer utile)..

B - le système d'auto-diagnostic : 

Il est à présent organisé autour de la grille d'évolution des pathologies présentée par H.H. RECKEWEG. Ce concept classe les pathologies en six phases évolutives, que le patient est susceptible de parcourir au cours de son existence : 

Niveaux des troubles humoraux = 

1 - phase d'excrétion (Psore) 

2 - phase inflammatoire (de réaction) (Tuberculinisme) 
3 - phase de déposition (Sycose humide)
Niveaux des lésions tissulaires = 
4 - phase d'imprégnation (Sycose sèche) 

5 - phase de dégénérescence (Luèse) 
6 - phase de dédifférentiation (néoplasique)
Ces six phases pathologiques se développent au sein des 5 grands "niveaux tissulaires" de l'organisme, déterminant ainsi 30 (5 x 6) types de souffrances organiques possibles. Le PRS vous indique les 2 niveaux de souffrance tissulaire dominants (sur 5), avec rappel des organes correspondants, pour utilisation des sarcodes en associations synergiques, 

le poids (noté de 1 à 6) des dysfonctions dans chacun des 6 niveaux, seuls les poids les plus forts sont à prendre en compte,

les 4 types de souffrance organique probable (sur 30), avec rappel des affections les plus souvent rencontrées.

L'intérêt d'une telle vision est double : 

- Evaluer objectivement la gravité des dysfonctions du patient (la pathologie progresse classiquement de l'ectoderme aux organes profonds et des troubles humoraux vers les lésions tissulaires), 

- Adapter votre effort thérapeutique (choix d'un éventuel nosode) et mesurer le sens évolutif des troubles d'un PRS à l'autre (cf. la "loi de HERING"). 
Cette quantification de la lecture des PRS, qui va vous permettre de répondre enfin à la question classique de nos patients : "est-ce grave docteur ?", représente une avancée majeure de la méthode. 

NB : les codes des remèdes, des niveaux tissulaires et des phases proposés par le PRS peuvent être saisis sur le logiciel SYNERGIE 2000 et interfacés avec les symptômes cliniques du malade, puis visualisés (au niveau "auto-diagnostic") sur la grille des 30 types de souffrances organiques. 

Vous êtes convié à vous familiariser avec la lecture des PRS à Genève, ainsi qu'à Paris ou à Toulouse, chaque automme et printemps, pendant une journée (gratuite) de mise au point en commun de vos connaissances sur la méthode. Contactez-nous pour vous faire préciser les prochaines dates de ces rencontres. Vous pouvez aussi (comme d'habitude) me poser les questions qui vous préoccupent par téléphone ou par fax ... 
 


Haut de page

   Mémento des PRS
   Comment se présente un PRS :   1  2   3  4   5
   Extraits du livre du Dr. Henshaw

Laboratoire des pathogénsésies biologiques
Laboratoire d'ethnobiologie