Médecine traditionnelle chinoise
| La médecine traditionnelle chinoise (MTC) est une
doctrine médicale qui a plus de 5000 ans, mais qui n'est
réellement connue en occident que par son aspect le plus
curieux et spectaculaire : l'acupuncture. Il s'agit avant
tout d'apprécier les rapports fonctionnels des
différents tissus du corps. La MTC, c'est d'abord la mise en évidence d'un trouble de "l'ordre interne" qui correspond aux options fonctionnelles du patient. Car structure et fonction sont indissociables : il existe une étroite relation dans ce qui caractérise toute forme d'existence, entre l'aspect matériel et l'aspect fonctionnel d'un système. Dans quelle situation y-a-t'il pathologie ?
Si NATURE et MANIFESTATION de la maladie sont deux pôles opposés, une pathologie de nature STRUCTURE va donner une manifestation au niveau de la FONCTION.
Si un examen met en évidence ce type de troubles, il
devient aisé d'y remédier avec pertinence, en
respectant les postulats que nous venons de rappeler.
Pour ceux qui ont abordé la dialectique des cinq
éléments chinois, ils ne sont pas sans savoir qu'elle
est le fondement de toute explication quant à la
fabrication de l'énergie "le QI" et sa
circulation dans les organes et viscères, selon le cycle
circanien et annuel. Tonifier le Yin sera tonifier la
matière, tonifier le Yang sera tonifier la fonction.
Sans oublier que le YIN est la base matérielle du YANG,
que le YANG est l'envoyé et le protecteur du YIN.
La MTC, c'est aussi une approche psycho-somatique, fondée sur le concept d'organes porteurs d'émotions. En effet, l'homme est en permanence à l'écoute, de façon inconsciente, des processus mémoire de son propre corps : quand nous parlons, nous réagissons, une partie de notre discours est empreinte de nos expériences antérieures, mais nous y mêlons ce que nous lisons en nous-même, et nous l'exprimons aussi dans les processus internes de nos organes. Un état de conscience nécessite d'être rapporté à une expérience du "soi" dans le temps, donc à un processus mémoire, car la conscience est d'abord celle de la pérennité des schémas corporels dans le temps. Le concept d'organisation holographique du corps justifie ces notions et limite donc le rôle du système nerveux central à un réseau cablé organisant des réponses mémorisées. La thymie, la volonté, l'affectif, l'instinct de conservation... sont gérés au niveau organique le plus élémentaire, et donc susceptibles de s'exprimer organiquement, comme d'être profondément modifiés par un traitement physiologique simple. Une émotion qui ne s'est pas exprimée est une énergie perturbée sur l'organe correspondant. Tout l'art de la consultation consiste pour le thérapeute : 1 - dans le choix des symptômes (physiques / mentaux, objectifs / subjectifs) qui vont conduire au diagnostic : un symptôme traduit la modification d'un comportement (trouble organique et psychologique). Il est soit révélateur d'une souffrance (hypo-fonction = lésion primaire) ou d'une adaptation nécessaire (hyperfonction compensatrice => lésion secondaire). Cette "pêche aux symptômes" consiste à faire le tour des problèmes, en détruisant systématiquement les "étiquettes médicales" proposées par le patient "pour vous aider" : "allergie, colite, stress, migraine, rhumatisme...". Le médecin fera préciser chaque symptôme tel qu'il est perçu, avec ses modalités. Vient alors la tâche classique d'établir un diagnostic de maladie... mais alors que l'allopathe négligera volontairement les symptômes ne rentrant pas dans le "cadre classique" (le "beau cas"), ceux-ci feront les beaux jours des praticiens acupuncteurs qui s'en serviront pour établir un diagnostic et un traitement "de terrain", capable de corriger les dérèglements biologiques et psychologiques du patient, aussi bien dans le cadre de la maladie en cours que dans son évolution personnelle. 2 - à négocier avec le patient les changements (prise de conscience pas forcément souhaitée) nécessaire à l'amélioration durable du cas. La phytothérapie chinoise, riche de centaines de souches végétales, mais aussi d'oligo-éléments et d'extraits organiques, est par essence une méthode douce à l'impact psycho-somatique remarquable. Surtout ne croyez pas que vous allez augmenter l'effet en multipliant les remèdes ou en accroissant les doses : ne confondez pas, comme beaucoup, la dose maximum admissible avec la dose minimale efficace ! Cette approche diagnostique et thérapeutique définit en outre pour chaque individu le parcours prévisible de la santé vers la maladie, conçue comme une manière originale d'adaptation à une succession de situations nouvelles. Cette démarche nous assure plus de COHERENCE et de COHESION dans la conception de la santé d'abord et par voie de conséquence, dans la compréhension du patient et de sa maladie. Quelques remarques cliniques : Lors de problèmes rhumatismaux, il faudra bien différencier les troubles de type
Lors de problèmes sexuels, il faudra bien différencier les troubles de type
Les problèmes nerveux : bien différencier les troubles de type
Les problèmes liés à la ménopause = difficultés d'adaptation : Hypophyse et Ovaire, mais aussi, selon le cas : Rate, Pancréas, Cortex ... |