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ont-elles engendré
les neveux silencieux
que nul ne ne veut sous les cieux
appeler ses cousins
en nattant les cheveux du silence ?
six lances
percent mes pensées en attendant
Breton


A Benjamin Péret.

Notre paire quiète, ô yeux !
que votre « non ! » soit sang (t'y fier ?)
que votre araignée rie,
que vol honteux soit fête (au fait)
Sur la terre (commotion !)
 

Donnez-nous, aux joues réduites
notre pain quotidien.
Part donnez nous de nos oeufs foncés
comme nous part donnons
à ceux qui nous ont offensés.
 

nounou laissez-nous succomber à la tentation
et d'aile ivrez nous du mal.


{ syllabes
Prisonnier des { et non des sens
{ mots


Pris au nier   ........... ?

{ ser
             des cils a bai {
{ ssées


              haï
Oh ! hais non des sens
              mais des FORMES-PRISONS



Les moules des mers
aux moules des mères
empruntent leur forme d'oeil.
Homme -- houle d'aimer.



Ail de ton oeil,
je t'aime à cause de cela.



Nos tâches tachent
    tour à tour
    les tours
    d'alentours.


Vers quel verre, oeil vert, diriges-tu tes regards chaussés de vair ?


Maître des pals, ô mâle !
le mal ne rend pas ta face plus pâle;
que les opales fassent naître dans tes malles
des cours d'eau.
Mais ils seront si courts
que les chanteurs des cours,
baissant le dos, perdront le do.
Ah ! cours, maître du mal et du pal.


Il n'y a pas de mètre pour mesurer ta vie { }
{ ton } ta
{ l'âme sûre de la vie { }
ni de malle pour mettre {
{ et la mesure de l'envie.

Plutôt se perdre aux pins,
s'éprendre des yeux peints,
que de gagner son pain
où les fleuves vont s'épandre


Mords le mors de la mort Maure silencieux
                Cils ! aux cieux
                dérobez nos yeux

        Non, nous n'avons pas de nom.


Plus que la nuit nue
la femme vient hanter
nos rêves pareils à Antée
antés des désirs renaissants



Nos pères ! C'est parce que vous n'aviez pas les yeux pers.
 

Changez vos coeurs au pair avec les dollars,
Change ton coeur, opère sans douleur.

 



J'aime vos cous marqués de coups,
maîtresse des fauves
(mes tresses défaut)
j'aime des dessins, non des seins,
j'aime les dents des dames.
Pis, j'aime les pieds, non les pies non les pis.
 

                      mais l'épée ?



Mais chants sont si peu méchants
Ils ne vont pas jusqu'à Longchamp
Ils meurent avant d'atteindre les champs
Où les boeufs s'en vont léchant
Des astres
Désastres.



L'an est si lent.
Abandonnons nos ancres dans l'encre,
mes amis.


De si haut les eaux tombent-elles sur nos os ?
Voici haut les oiseaux
la voie des tombes : voix os.



Un à un
les Huns
passent l'Aisne.
Nos aines confondent nos haines,
Henri Heine.
Un à un
les Huns
deviennent des nains.
Perdez-vous dans l'Ain
et non dans l'Aisne.
 

Hein ? 



Tant d'or.
 

Passez les patries à l'épreuve du tan
            et du temps
            et encore des taons.



L'art est le dieu lare
des mangeurs de lard
 

et des phares dévoilent le fard
des courtisanes du Far-West qui s'effarent.


Dormir.
Les sommes nocturnes révèlent
la somme des mystères des hommes.
       Je vous somme, sommeils,
           de m'étonner
           et de tonner.


Blanc seing


Vingt fois buvez ce vin.
L'or est hors de nos mains
  qui demain
palperont les cinq seins
d'une femme plus belle que
  la qui bêle.

 Les chats hauts sur les châteaux
      d'espoir
Croquent les poires d'angoisse
      la nuit
      l'ennui
      l'âme nuit.

Et puis il y a le puits
qui s'enfonce dans la terre
      où s'atterrent
      les faibles
      que brise le brise.
Poète venu de Lorient
que dis-tu de l'Orient
      l'or riant ?



Les mûres sont mûres le long des murs
et des bouches bouchent nos yeux


Les porcs débarquent dans les ports
d'Amérique
et de nos pores
s'enfuient les désirs.


Nos traditions ?
Notre addition !



Les ponts s'effondrent tous
au cri du paon qui pond
et les pans de ponts
transforment les rivières.

Aux lacs des lacs
meurent les paons
enlisés dans la gomme laque.



Dans la paume de vos mains
que font ces pommes ?
Un jour les échos
nous paierons leur écot.



Voici l'homme le plus beau, il a un pied bot,
Les hommes sereins s'enrhument sous le serein,
Synonymes assassinonimes au moins,
                  Sinon mime l'homme au nid(me).

                  Gaieté
                  guetter
épiler et piller épier
raser racer r'assez
                             mare flac
       harasser étalonner
frôler
       fatiguer
effleurer et talonner et fatiguer.
Joie
j'ois
j'entends j'antan
jadis jà dix ? Jade Ys
 

    autrefois
 

autre foi
    hérésie errez y (ne vous garez pas !)
    Et Gare Ève où ?
    Égarez-vous.

Art rythmé tic / Lit temps nie
Rrose Sélavy, etc.

A André Breton.
21 heures le 26-11-22.
 

En attendant Breton
en nattant l'attente
Sous quelle tente ?
nos tantes
ont-elles engendré
les neuveux silencieux
que nul ne ne veut sous les cieux
appeler ses cousins
en nattant les cheveux du silence ?
six lances
percent mes pensées en attendant
Breton

 



                   
A Benjamin Péret.
 

Notre paire quiète, ô yeux !
que votre « non ! » soit sang (t'y fier ?)
que votre araignée rie,
que vol honteux soit fête (au fait)
Sur la terre (commotion !)
 

Donnez-nous, aux joues réduites
notre pain quotidien.
Part donnez nous de nos oeufs foncés
comme nous part donnons
à ceux qui nous ont offensés.
 

nounou laissez-nous succomber à la tentation
et d'aile ivrez nous du mal.
 


 

{ syllabes
Prisonnier des { et non des sens
{ mots


Pris au nier   ........... ?

{ ser
             des cils a bai {
{ ssées


              haï
Oh ! hais non des sens
              mais des FORMES-PRISONS



Les moules des mers
aux moules des mères
empruntent leur forme d'oeil.
Homme -- houle d'aimer.



Ail de ton oeil,
je t'aime à cause de cela.



Nos tâches tachent
    tour à tour
    les tours
    d'alentours.

 



Vers quel verre, oeil vert, diriges-tu tes regards chaussés de vair ?



Maître des pals, ô mâle !
le mal ne rend pas ta face plus pâle;
que les opales fassent naître dans tes malles
des cours d'eau.
Mais ils seront si courts
que les chanteurs des cours,
baissant le dos, perdront le do.
Ah ! cours, maître du mal et du pal.

Il n'y a pas de mètre pour mesurer ta vie { }
{ ton } ta
{ l'âme sûre de la vie { }
ni de malle pour mettre {
{ et la mesure de l'envie.

 



Plutôt se perdre aux pins,
s'éprendre des yeux peints,
que de gagner son pain
où les fleuves vont s'épandre



Mords le mors de la mort Maure silencieux
                Cils ! aux cieux
                dérobez nos yeux
 

        Non, nous n'avons pas de nom.



Plus que la nuit nue
la femme vient hanter
nos rêves pareils à Antée
antés des désirs renaissants

 



Nos pères ! C'est parce que vous n'aviez pas les yeux pers.
 

Changez vos coeurs au pair avec les dollars,
Change ton coeur, opère sans douleur.

 



J'aime vos cous marqués de coups,
maîtresse des fauves
(mes tresses défaut)
j'aime des dessins, non des seins,
j'aime les dents des dames.
Pis, j'aime les pieds, non les pies non les pis.
 

                      mais l'épée ?

 



Mais chants sont si peu méchants
Ils ne vont pas jusqu'à Longchamp
Ils meurent avant d'atteindre les champs
Où les boeufs s'en vont léchant
Des astres
Désastres.



L'an est si lent.
Abandonnons nos ancres dans l'encre,
 

  mes amis.



De si haut les eaux tombent-elles sur nos os ?
Voici haut les oiseaux
             la voie des tombes : voix os.



Un à un
les Huns
passent l'Aisne.
Nos aines confondent nos haines,
Henri Heine.
Un à un
les Huns
deviennent des nains.
Perdez-vous dans l'Ain
et non dans l'Aisne.
 

Hein ? 



Tant d'or.
 

Passez les patries à l'épreuve du tan
            et du temps
            et encore des taons.



L'art est le dieu lare
des mangeurs de lard
 

et des phares dévoilent le fard
des courtisanes du Far-West qui s'effarent.


Dormir.
Les sommes nocturnes révèlent
la somme des mystères des hommes.
       Je vous somme, sommeils,
           de m'étonner
           et de tonner.


Blanc seing


Vingt fois buvez ce vin.
L'or est hors de nos mains
  qui demain
palperont les cinq seins
d'une femme plus belle que
  la qui bêle.

 Les chats hauts sur les châteaux
      d'espoir
Croquent les poires d'angoisse
      la nuit
      l'ennui
      l'âme nuit.

Et puis il y a le puits
qui s'enfonce dans la terre
      où s'atterrent
      les faibles
      que brise le brise.
Poète venu de Lorient
que dis-tu de l'Orient
      l'or riant ?



Les mûres sont mûres le long des murs
et des bouches bouchent nos yeux


Les porcs débarquent dans les ports
d'Amérique
et de nos pores
s'enfuient les désirs.


Nos traditions ?
Notre addition !



Les ponts s'effondrent tous
au cri du paon qui pond
et les pans de ponts
transforment les rivières.

Aux lacs des lacs
meurent les paons
enlisés dans la gomme laque.



Dans la paume de vos mains
que font ces pommes ?
Un jour les échos
nous paierons leur écot.



Voici l'homme le plus beau, il a un pied bot,
Les hommes sereins s'enrhument sous le serein,
Synonymes assassinonimes au moins,
                  Sinon mime l'homme au nid(me).

                  Gaieté
                  guetter
épiler et piller épier
raser racer r'assez
                             mare flac
       harasser étalonner
frôler
       fatiguer
effleurer et talonner et fatiguer.
Joie
j'ois
j'entends j'antan
jadis jà dix ? Jade Ys
 

    autrefois
 

autre foi
    hérésie errez y (ne vous garez pas !)
    Et Gare Ève où ?
    Égarez-vous