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Fatrazie Construction du roman Les 21 bicarrés latins Allusion aux tableaux Les citations des 20 auteurs Allusions aux livres Couples 41-42


[ Livres ] VME Allusions aux livres ]

 

Allusions aux livres - Citations

 

 

 

 

 

1.c. 1. Citations de Flaubert (Gustave), romancier français, 1821-1880.

Ch.  3,  p. 31(669).                     Bouvard et Pécuchet,  p. 726,

« Il connaissait leur rêve, et un beau jour vint leur dire qu'on lui avait parlé d'un domaine à Chavignolles,  entre  Caen  et  Falaise. Cela consistait en une  ferme de  trente-huit hectares, avec une manière de château et un jardin en plein rapport. »

Ch.  8,  p. 55(695).                     Bouvard et Pécuchet, p. 923,

« C'était M. Goutman, négociant en articles de piété ; – il en déballa quelques-uns, enfermés dans des boîtes, sous le hangar : croix, médailles et chapelets de toutes les dimensions, candélabres pour oratoires, autels portatifs, bouquets de clinquant – et des sacrés-cœurs en carton bleu, des saint Joseph à barbe rouge, des calvaires de porcelaine. »

Ch. 20,  p. 100(745).                Un cœur simple, p. 598  (p. 27 Folio),

« Elle lui servit un déjeuner où il y avait de l’aloyau, des tripes, du boudin, une fricassée de poulet, du cidre mousseux, une tarte aux compotes et des prunes à l’eau-de-vie »

Ch. 24,  p. 140-1(787).   L’Éducation sentimentale, p. 181 (La Pléiade) (p. 193-4 Pr. Pocket),

«   « Je vous flanque en Vénitienne. »

   Elle aurait une robe de velours ponceau avec une ceinture d’orfèvrerie, et sa large manche doublée d’hermine laisserait voir son bras nu qui toucherait à la balustrade d’un escalier montant derrière elle. A sa gauche, une grande colonne irait jusqu’au haut de la toile rejoindre des architectures, décrivant un arc. On apercevrait en dessous, vaguement, des massifs d’orangers presque noirs, où se découperait un ciel bleu, rayé de nuages blancs. Sur le balustre couvert d’un tapis, il y aurait, dans un plat d’argent,  un bouquet de fleurs, un chapelet d’ambre, un poignard et un coffret de vieil ivoire un peu jaune dégorgeant des sequins d’or ; quelques-uns même, tombés par terre çà et là, formeraient une suite d’éclaboussures brillantes, de manière à conduire l’œil vers la pointe de son pied, car elle serait posée sur l’avant-dernière marche, dans un mouvement naturel et en pleine lumière. »  

Ch. 27, p. 160(807).  Correspondance, p. 337-8 (La Pléiade, Vol.1)

lettre du 13 septembre 1846, à Louise Colet

" Je suis triste, ennuyé, horriblement agacé. Je redeviens comme il y a deux ans, d'une sensibilité douloureuse. Tout me fait mal et me déchire. Tes deux dernières lettres m'ont fait battre le cœur à me le rompre. Elles me remuent tant ! quand dépliant leurs plis le parfum du papier me monte aux narines et que la senteur de tes phrases caressantes me pénètre au cœur. – Ménage-moi ; tu me donnes le vertige avec ton amour ! – Il faut bien nous persuader pourtant que nous ne pouvons vivre ensemble. – Il faut se résigner à une existence plus plate et plus pâle. Je voudrais te voir en prendre l'habitude, que mon image au lieu de te brûler te réchauffe, qu'elle te console au lieu de te désespérer. Que veux-tu, chère amie, il le faut. Nous ne pouvons être toujours dans cette convulsion de l'âme dont les abattements qui la suivent sont la mort. Travaille, pense à autre chose. Toi qui as tant d'intelligence, emploies-en un peu à te rendre plus tranquille. Moi ma force est à bout. Je me sentais bien du courage pour moi seul, mais pour deux ! Mon métier est de soutenir tout le monde, j'en suis brisé, ne m'afflige plus par tes emportements qui me font me maudire moi-même sans que pourtant j'y voie de remède.

Ch. 46,  p. 266(917).               L’Éducation sentimentale, p. 352, 

« Ils furent éblouis par la splendeur du plafond, divisé en compartiments octogones, rehaussé d'or et d'argent, plus ciselé qu'un bijou, »

Ch. 48,  p. 273(925-6).          Correspondance, p. 687  

lettre à sa mère, Damas, le 9 septembre 1850.

« Figure-toi une grande cour carrée, entourée sur trois faces de bâtiments peints en blanc avec de grandes bandes horizontales rouges, vertes, bleues, noires. Du haut de la terrasse de la maison pendent des plantes qui tombent en chevelures. – Et des vignes grosses comme des arbres montent d’en bas. J’ai devant moi sous mes yeux une énorme touffe de lauriers-roses dont toutes les fleurs épanouies font des taches rouges dans la verdure. []  Au milieu de la cour, sur le pavé qui est en marbre de couleur, trottine en faisant sonner ses minces sabots une petite gazelle qui a les yeux noirs les plus charmants du monde. »

Ch. 50, p. 283(936). L’Éducation sentimentale, p. 359, 355, 358, 456 (p. 398, 402, 404  Pr Po)

« Un peintre en blouse bleue travaillait au pied d'un chêne, avec sa boîte à couleurs sur les genoux. » 

« Le ciel d'un bleu tendre, arrondi comme un dôme, s'appuyait à l'horizon sur la dentelure des bois. »

« En bas, sur le bord de la route, une petite fille nu-pieds dans la poussière, faisait paître une vache. »

Ch. 69,  p. 409(1071).                   Bouvard et Pécuchet, p. 786,

« Il faut avoir, premièrement, un bon havresac de soldat, puis une chaîne d'arpenteur, une lime, des pinces, une boussole, et trois marteaux, passés dans une ceinture qui se dissimule sous la redingote, et "vous préserve ainsi de cette apparence originale, que l'on doit éviter en voyage". Comme bâton, Pécuchet adopta franchement le bâton de touriste, haut de six pieds, à longue pointe de fer. »

*Ch. 83,  p. 490(1159).   Remplace Leiris, à cause de la contrainte Faux.                                                      Un cœur simple, p. 592 (p. 18 Folio),

« En toute saison elle portait un mouchoir d’indienne fixé sans le dos par une épingle, un bonnet lui cachant les cheveux, des bas gris, un jupon rouge, et par-dessus sa camisole un tablier à bavette, comme les infirmières d’hôpital. »

Il n’y a que 9 des 10 chapitres programmés : le dixième correspondait à la case-chapitre du coin inférieur gauche, éliminé. L’élément couplé, 5. Rabelais, subit le même sort.

1.c. 2.        Citations de Sterne (Laurence), romancier anglais, 1713-1768.

Elles proviennent toutes de Vie et opinions de Tristram Shandy, gentilhomme,

Traduction, par Claude Mauron, de The Life and Opinions of Tristram Shandy, Gentleman.

Ch. 10,  p. 60(701).                        Livre IV 

« Yorick »

Ch. 38,   la citation est absente.

Ch. 40,  p. 229(879).                      Livre V   Chapitre VII          p. 76 (p. 322 GF),

«  la chemise de nuit en satin vert »

 Ch. 60,  p. 363(1021-2).                 Livre VI   Chapitre XIX  (p. 186-7, 399 et 397 GF),

p. 186-7 « Or Agelastes (dénigrant mon livre) y trouve quelque esprit peut-être, mais point de jugement ; et comment en trouverait-on ? demandent Triptolemus et Phutatorius []

Et maintenant, anti-shandiens, chers et très compétents critiques et confrères [] Monopolus, mon maître en politique ; Didius, mon conseil ; Kysarcius, mon ami ; Phutatorius, mon guide ; Gastriphères, qui me conserve la vie ; Somnolentius, qui y répand baume et repos ; »

p. 399  «  – Et qu’était ce Latus Clavus ? demanda mon père.

Rubenius lui répondit que la chose était encore disputée parmi les savants ; que Egnatius, Sigonius, Bossius Ticinensis, Bayfius, Budaeus, Salmasius, Lipsius, Lazius, Isaac Casaubon  et Joseph Scaliger différaient tous d’opinion et que lui-même n’était pas de leur avis »

p. 397 « Sur cette affaire de culottes, après en avoir débattu avec ma mère, mon père consulta Albertus Rubenius. Or Albertus Rubenius en usa s’il se peut dix fois plus mal avec mon père que celui-ci avec ma mère. Car Rubenius ayant expressément écrit un in-quarto, De re Vestiaria Veterum, []       Sur tous les autres articles d’une garde-robe antique, Rubenius renseigna généreusement mon père ; il lui décrivit, avec un détail pleinement satisfaisant :

la Toge, ou robe lâche,

la Chlamys,

l’Ephode,

la Tunica, ou camisole,

la Synthesis,

la Paenula,

la Lacema, avec son Cucullus,

le Paludamentum,

la Proetexta,

le Sagum, ou justaucorps des soldats,

la Trabea dont, à en croire Suétone, il y avait trois espèces. »

Ch. 75,  p. 448(1113).                   Livre IX  Chapitre XXVI    p. 460  (p. 588 GF),  

« Cette image frappa les facultés internes de mon oncle Toby et fut suivie aussitôt par celle de sa grande carte de Namur, ville, citadelle et environs, achetée au cours de sa longue maladie et collée sur une planche »

Ch. 77,  p. 456(1121-2).                Livre III    Chapitre XXIV p. 383  (p. 201 GF),

«  mon père épuisait son éloquence (dont il avait un grand fonds) à faire le panégyrique du Bélier antique ou de la Vinea dont Alexandre fit usage au siège de Tyr. Il entretenait mon oncle Toby de la Catapulte syriaque qui projetait à tant de pieds de monstrueux blocs de pierre et ruinait jusque dans leurs fondations les plus solides remparts. Il décrivait ensuite le merveilleux mécanisme de la Balliste dont Marcellinus fit un si grand cas ; les effets terribles du Pyrobole qui lançait le feu, et les menaces de la Térébra et du Scorpio qui projetaient des javelines. »

Ch. 79,   remplacé par Leiris, à cause de la contrainte du Faux.

Ch. 81 Manque.

Ch. 87,  p. 516(1188).                                            I  p. 34,

      « Sir Thomas Lawrence ».

Ch. 97,  p. 583(1260).                 Livre VI   Chapitre XXIV     p. 201 (p. 405 GF),                                     

« Les narguilés n’avaient rien de particulier : montés et ornés à l’ordinaire, ils possédaient un tuyau flexible en cuir du Maroc fileté d’or et terminés par un bouquin en ivoire pour l’un, et pour l’autre en ébène incrustée d’argent. []

La montera*, écarlate, du plus fin drap d’Espagne et de la meilleure teinture, était entièrement bordée de fourrure sauf quatre pouces sur le devant qu’occupait une applique bleu pâle et finement brodée »

* une montera  est un grand bonnet espagnol, porté par les cavaliers, et pouvant se rabattre sur les oreilles. 

1.c.  3.  Citations de Proust (Marcel), romancier français, 1871-1922.

*Ch. 14    remplace Kafka, contrainte du Faux     p. 79(720).        Pastiches,  p. 31,

ERNEST RENAN

« Si Lemoine avait réellement fabriqué du diamant, il eût sans doute contenté par là, dans une certaine mesure, ce matérialisme grossier avec lequel devra compter de plus en plus celui qui prétend se mêler des affaires de l'humanité; il n'eût pas donné aux âmes éprises d'idéal cet élément d'exquise spiritualité sur lequel, après si longtemps, nous vivons encore. »

Ch. 19,   citation absente.

Ch. 41,   Manque.

Ch. 43,  p. 242(892).           A la Recherche du temps perdu,     « Le Temps retrouvé »,  p. 80,

« Et vous ne savez pas quel soldat est le soldat allemand []  " Voyez-vous, me dit-il, le superbe gaillard qu’est le soldat boche est un être fort, sain, ne pensant qu’à la grandeur de son pays. Deutschland über alles ce qui n’est pas si bête, tandis que nous  – tandis qu’ils se préparaient virilement  –  nous nous sommes abîmés dans le dilettantisme."»

Ch. 49,  p. 281(934).           A la Recherche du temps perdu,      « Le Temps retrouvé »,  p. 715, 

«  à la vente d’un descendant de Mme de la Fayette à qui elles auraient été données par Henriette d’Angleterre, perles devenues noires à la suite d’un incendie qui détruisit une partie de la maison que les Verdurin habitaient dans une rue dont je ne me rappelle plus le nom, incendie après lequel fut retrouvé le coffret où étaient ces perles, mais devenues entièrement noires. »

Ch. 54,  p. 320-322(976-7).   A la Recherche du temps perdu,     « La  Prisonnière »,  p. 116 sq.

« Certains des nourritures criées dans la rue [] Bien distincts dans ce quartier si tranquille [] m’arrivaient, chacun avec sa modulation différente, des récitatifs clamés par des gens du peuple, [] musique de la foule, qui est plutôt un langage qu’une musique. C’était « Ah ! le bigorneau, deux sous le bigorneau » , qui faisait se précipiter vers les cornets où on vendait ces affreux petits coquillages, qui, s’il n’y avait pas eu Albertine, m’eussent répugné, non moins d’ailleurs que les escargots que j’entendais vendre à la même heure. [] après avoir presque  « parlé » :  « Les escargots, ils sont frais, ils sont beaux », c’était avec la tristesse et le vague de Maeterlinck, musicalement transposés par Debussy, que le marchand d’escargots, dans un de ces douloureux finales [] ajoutait avec une charmante mélancolie : « On les vend dix sous la douzaine… » [] Mais cette lamentation métaphysique n’avait pas le temps d’expirer au bord de l’infini, elle était interrompue par une vive trompette. Cette fois il ne s’agissait pas de mangeailles, les paroles du libretto étaient : « Tonds les chiens, coupe les chats, les queues et les oreilles. »

[] le marchand d’habits [] psalmodiait « Habits, marchand d’habits, habits » avec la même pause entre les deux dernières syllabes d’habits que s’il eût entonné en plain-chant

[] une marchande de quatre-saisons, poussant sa voiturette, usait pour sa litanie de la division grégorienne :

« A la tendresse, à la verduresse

Artichauts tendres et beaux

Ar – tichauts. »

[] se mêlait déjà la cloche du repasseur, lequel criait :  « Couteaux, ciseaux, rasoirs ». Avec lui ne pouvait lutter le repasseur de scies, car, dépourvu d’instrument, il se contentait d’appeler : « Avez-vous des scies à repasser, v’là le repasseur », tandis que, plus gai, le rétameur, après avoir énuméré les chaudrons, les casseroles, tout ce qu’il rétamait, entonnait le refrain :

« Tam, tam, tam

C’est moi qui rétame

Même le macadam

C’est moi qui mets des fonds partout,

Qui bouche tous les trous,

Trou, trou, trou » ;

et de petits Italiens, portant de grandes boîtes de fer peintes en rouge où les numéros  –    perdants et gagnants – étaient marqués, et jouant d’une crécelle proposaient : « Amusez-vous, Mesdames, v’là le plaisir. »       

Ch. 66,  p. 398(1060).         A la Recherche du temps perdu,     « Le Temps retrouvé », p. 1043,

« Et je vivrais dans l’anxiété de ne pas savoir si le Maître de ma destinée, moins indulgent que le sultan Sheriar, le matin quand j’interromprais mon récit, voudrait bien surseoir à mon arrêt de mort  et me permettrait de reprendre la suite le prochain soir »

Ch. 68,  p. 406(1067).         A la Recherche du temps perdu,      « La Prisonnière », p. 63,

« Albertine avait aux pieds des souliers noirs ornés de brillants [] un peu plus tard Albertine eut des mules, certaines en chevreau doré, d’autres en chinchilla,  »

Ch. 72,  p. 429(1092).         A la Recherche du temps perdu,      « La Fugitive », p. 656,

« La dépêche que j’avais reçue dernièrement et que j’avais crue d’Albertine, cette dépêche était de Gilberte. Comme l’originalité assez factice de l’écriture de Gilberte consistait principalement, quand elle écrivait une ligne, à faire figurer dans la ligne supérieure les barres des t qui avaient l’air de souligner les mots ou les points sur les i qui avaient l’air d’interrompre les phrases de la ligne d’au-dessus, et en revanche à intercaler dans la ligne d’au-dessous les queues et arabesques des mots qui leur étaient superposés, il était tout naturel que l’employé du télégraphe eût lu les boucles d’s  ou d’y de la ligne supérieure comme un « ine » finissant le nom de Gilberte. Le point sur l’i de Gilberte était monté au-dessus faire point de suspension. Quant à son G, il avait l’air d’un A gothique. »  

Ch. 82,  p. 488(1156).         A la Recherche du temps perdu,    « Le Temps retrouvé », p. 1024,

« Dans un petit salon Empire, où quelques habits noirs écoutaient assis sur un canapé, on voyait à côté d’une psyché supportée par une Minerve une chaise longue, placée de façon rectiligne,  mais à l’intérieur incurvée comme un berceau, et où une jeune femme était étendue. La mollesse de sa pose, que l’entrée de la duchesse ne lui fit même pas déranger, contrastait avec l’éclat merveilleux  de sa robe Empire en une soierie nacarat devant laquelle les plus rouges fuchsias eussent pâli »

Ch. 99,  p. 597(1275).         A la Recherche du temps perdu,    « La Fugitive », p. 651,

«  Ici, il semblait exprès caché dans un entrecroisement de ruelles, comme ces palais des contes orientaux où on mène la nuit un personnage qui, ramené avant le jour chez lui, ne doit pas pouvoir retrouver la demeure magique où il finit par croire qu’il n’est allé qu’en rêve. 

1.c.  4.   Citations de Kafka (Franz), écrivain tchèque, 1883-1924.      (traduit de l’allemand par Alexandre Vialatte)

Ch. 1,  p. 22(660).     Le Procès, dixième chapitre, p. 267,

«  deux messieurs se présentent chez K. . En redingote, pâles et gras, et surmontés de hauts-de-forme qui semblaient vissés sur leur crâne.  []  K., vêtu de noir lui aussi, s’était assis près de sa porte dans l’attitude d’un monsieur qui attend quelqu’un et s’occupait d’enfiler des gants neufs dont les doigts se moulaient petit à petit sur les siens. »

Ch. 13, p. 70-1(712).  Premier chagrin (une nouvelle de Un champion de jeûne, en p. 53-5 de l’édition Livre de Poche de  La Colonie pénitentiaire),

«  un trapéziste, poussé d’abord par la seule ambition de se perfectionner, puis par une habitude devenue tyrannique, avait organisé sa vie de telle sorte qu’il pût rester sur son trapèze nuit et jour aussi longtemps qu’il travaillait dans le même établissement. Des domestiques se relayaient pour pourvoir à tous ses besoins, qui étaient d’ailleurs très restreints ; ces gens attendaient sous le trapèze et faisaient monter ou descendre tout ce qu’il fallait à l’artiste dans des récipients fabriqués spécialement à cet effet. Cette façon de vivre n’entraînait pour l’entourage aucune véritable difficulté ; ce n’était que pendant les autres numéros du programme qu’elle devenait un peu gênante : on ne pouvait dissimuler que le trapéziste fût resté là-haut, et le public, bien que fort calme en général, laissait parfois errer un regard sur l’artiste. Mais la direction n’en voulait pas à cet homme, car c’était un acrobate extraordinaire qu’on n’eût jamais pu remplacer. On se plaisait à reconnaître d’ailleurs qu’il ne vivait pas ainsi par espièglerie, que c’était pour lui la seule façon de se tenir constamment en forme et de posséder toujours son métier dans la perfection. [] Il eût donc vécu dans le calme sans les inévitables voyages de ville en ville qui lui pesaient énormément.         L’impresario faisait tout pour abréger le plus possible ses souffrances : dans les agglomérations urbaines, on employait des automobiles de course, on roulait de nuit ou de grand matin à toute allure dans les rues désertes ; mais on allait toujours trop lentement pour l’impatience de l’artiste ; dans le train on faisait réserver un compartiment tout entier où il pouvait chercher à vivre un peu comme sur son trapèze, et se coucher dans le filet ; ce trapèze, à l’étape, on l’installait longtemps avant l’arrivée de l’acrobate, toutes les portes étaient tenues grandes ouvertes et tous les couloirs dégagés, et cependant l’impresario vivait toujours l’un des plus beaux moments de sa vie quand il voyait l’artiste poser le pied sur l’échelle de corde, grimper rapide comme l’éclair et se percher enfin là-haut. »

Ch. 14,     remplacé par Proust à cause de la contrainte Faux

Ch. 33,  p. 205(853-4).    Le Vieux Garçon,   dans  La Muraille de Chine, p. 194, (p. 135  Folio),

« Contrairement à son habitude qui est de feuilleter le périodique page à page, il l'ouvre au hasard et tombe sur une gravure qu'il s'oblige à regarder de près. Elle représente la rencontre sur un vaisseau de guerre du Czar et du Président de la République Française. Partout, jusqu'à l'horizon, ce ne sont que navires dont la fumée se perd dans un ciel sans nuages. A grands pas, le Czar et le Président viennent de s'avancer l'un vers l'autre, et se donnent la main. Derrière le Czar, comme derrière le Président, se tiennent deux messieurs ; par contraste avec la joie manifeste des visages des deux chefs, leurs visages paraissent graves. Les re­gards des deux escortes se concentrent sur leurs sou­verains respectifs. En bas, la scène a lieu visiblement sur le haut-pont du navire; à demi coupées par la marge de la gravure, de longues rangées de matelots se dressent au garde-à-vous.

Ch. 39,  p. 227-8(878).                 Journal, p. 136,

« Dans sa jeunesse, on ouvrait le tombeau de Napoléon une fois l'an et l'on faisait défiler les Invalides pour leur mon­trer le visage de l'empereur embaumé, spectacle plus propice à la terreur qu'à l'admiration, car ce visage était enflé et verdâtre; c'est du reste pourquoi l'ouverture du tombeau fut supprimée par la suite. Mais Richepin eut encore l'occasion de le voir, juché sur le bras de son grand-oncle qui avait servi en Afrique et pour qui le commandant avait fait tout exprès ouvrir le tombeau. »

Ch. 51,  p. 293(947)  vers 19 du compendium.                     Journal, p. 372  (30 juin),

«  le ménage Thomas, chez qui nous habitons, couple gras et mangeur de saucisses »

Ch. 57,  p. 335(991).                                                            Journal, p. 367,« Au dernier étage, je trouvai ma vieille mère debout à la porte ouverte, une bougie à la main

– Prends garde, prends garde, m’écriai-je de l’avant-dernier étage, ils me poursuivent.

– Qui cela ? Qui cela ? demanda ma mère. Qui pourrait donc te poursuivre, mon garçon ?

– Six hommes, dis-je, à bout de souffle.

– Tu les connais ? demanda ma mère.

– Non, six inconnus, dis-je.

– Comment sont-ils donc ?

– Je les ai à peine vus. L’un porte toute sa barbe, une barbe noire, un autre a une grosse bague au doigt, un autre a une ceinture rouge, un autre a des pantalons déchirés aux genoux, un autre n’a qu’un œil d’ouvert et le dernier montre les dents.

– N’y pense plus, dit ma mère, va dans ta chambre, couche-toi, j’ai préparé ton lit. »

*Ch. 61, p. 367(1027).   liée au ch. 51, vers 19 du compendium           Journal, p. 372 (30 juin),

«  le ménage Thomas, chez qui nous habitons, couple gras et mangeur de saucisses »

Ch. 71,  p. 422(1086).                      Le Procès,  Sixième chapitre, p. 134,

« Il remarqua surtout une grande toile pendue à droite de la porte [] Elle représentait un homme en robe de juge, assis sur un trône élevé dont la dorure éclaboussait tout le tableau. »

Ch. 78,  p. 465(1131).       Le Coup à la porte du domaine, dans La Muraille de Chine, p. 135-6,

« La pièce avait l'air d'une cellule bien plutôt que d'une salle de ferme. De grandes dalles, un mur sombre et nu, un anneau de fer maçonné quelque part, au milieu quelque chose qui tenait du lit de camp et de la table d'opération. »

Ch. 98,  p. 595(1273).                      Le Chasseur Gracchus, dans La Muraille de Chine,

« Deux enfants étaient assis sur le mur du quai et jouaient aux dés. Un homme lisait un journal sur les marches du monument, dans l'ombre du héros qui brandissait son sabre. Une jeune fille remplissait son seau à la fontaine. Un marchand de fruits, couché près de sa balance, promenait ses regards sur le lac. Au fond d'un cabaret, par la porte béante et les fenêtres grandes ouvertes on voyait deux hommes attablés devant une bouteille de vin. » 

1.c. 5.      Citations de Leiris (Michel), écrivain français, 1901-1990.

Ch. 4,  p. 32(670-1).                     Nuits sans nuit, p. 22,                                  25-26 AOÛT  1924

« Une rue de banlieue, la nuit, entre des terrains vagues. A droite, un pylône métallique dont les traverses portent sur chacun de leurs points d’intersection une grosse lampe électrique allumée. A gauche, une constellation reproduit, renversée (base au ciel et pointe vers la terre), la forme exacte du pylône. Le ciel est couvert de floraisons (bleu foncé sur fond plus clair) identiques à celles du givre sur une vitre. »                   

Ch. 16,  citation absente

Ch. 22,  p. 120(764).  .         Point cardinal, (dans Mots sans mémoire),

 «  une longue banderole blanche sur laquelle je pouvais lire distinctement 

                                                        CHAMPS CATALAUNIQUES                                          ».

Ch. 25,  p. 149-150(796).        Cinq études d’Ethnologie, Gonthier, Médiations, p. 120-121,           A travers « Tristes Tropiques »  [de Claude Lévi-Strauss]

«  c’est une autre déception qui attend l’enquêteur [Lévi-Strauss] chez les Tupi-Kawahib, abordés au prix de multiples fatigues : « J’avais voulu aller jusqu'à l’extrême pointe de la sauvagerie ; n’étais-je pas comblé, chez ces gracieux indigènes que nul n’avait vus avant moi, que personne, peut-être, ne verrait plus après ? Au terme d’un exaltant parcours, je tenais mes sauvages. Hélas, ils ne l’étaient que trop. [] Ils étaient là, tout prêts à m’enseigner leurs coutumes et leurs croyances et je ne savais pas leur langue. Aussi proches de moi qu’une image dans le miroir, je pouvais les toucher, non les comprendre. »       Quelque irritants que soient les déboires auxquels s’expose celui qui se voue corps et âme à la profession d’ethnographe afin de prendre par ce moyen une vue concrète de la nature profonde de l’homme – soit, en d’autres termes, une vue du minimum social qui définit la condition humaine à travers ce que les cultures diverses peuvent présenter d’hétéroclite – et bien qu’il ne puisse aspirer à rien de plus que mettre au jour des vérités relatives (l’atteinte d’une vérité dernière étant un espoir illusoire), la pire des difficultés qu’il affronte n’est pas encore celle-là. »

Ch. 34,  citation absente (« reste à trouver », a écrit Perec).                 

Ch. 44,  p. 251(901-2).                  Aurora, p. 171,

 « D’abord, une réclame du whisky Johnnie Walker, avec le portrait d’un gentleman à petits favoris, en habit rouge de l’époque des dernières diligences, portant culotte blanche, bottes à revers, haut de forme gris, et tenant une badine à la main. »

Ch. 64,  p. 382(1042).                   Fourbis, p. 155,

«  on n’avait plus besoin de personne quand j’arrivai sur le trottoir et, le lendemain dans la soirée, s’ébranlaient le bourdon de Notre-Dame et toutes les autres cloches pour fêter l’arrivée des troupes de la libération. »

*Ch. 79,  p. 472(1138).   (remplace Sterne, contrainte du Faux Nuits sans nuit, p. 121,« Le jeune premier, officier autrichien moustachu et portant dolman à brandebourgs ».

Ch. 83,  p. 493(1162).                 Fibrilles, p. 11    +    Aurora, p. 17,

«  voici un rêve que j’ai fait [] je suis reçu par le philosophe Confucius, sorte de vieil Anglo-Saxon glabre, précieux et pédéraste, qui se serait travesti en mandarin à lunettes et grande robe pour quelque bal masqué »                                                                                     (Fibrilles, p. 11). 

«  De vieux corsets mêlés à des piles d’anciens carnets de bal, des fleurs séchées, des robes de soie usées jusqu’à la corde voisinaient avec des lambeaux de fourrure mangés aux mites, des éventails rongés ressemblant à des pattes de canard dépouillées de leur palme, des souliers d’argent admirablement fins et délicats mais sans semelles ni talons, des reliefs de festin et deux ou trois petits chiens empaillés,  »                                                                        (Aurora, p. 17).

Ch. 86,  p. 512(1183).                 Aurora, p. 172,

« Cela représentait une très jeune fille, de quatorze ou quinze ans peut-être, vêtue d’une courte combinaison de dentelle. Les baguettes ajourées de ses bas se terminaient en fers de lance et à son cou pendait une petite croix dont chaque branche était un doigt qui, sous l’ongle, saignait légèrement. Elle était assise devant une machine à coudre, près d’une fenêtre ouverte laissant apercevoir les rocs amoncelés d’un paysage rhénan, et sur la lingerie qu’elle piquait se lisait cette devise, brodée en caractères gothiques allemands 

                                                            Berstörung

                                      Das  hübsche  Schulmädchen                 ».              

Ch. 93,  p. 563(1239).               Biffures, p. 168  (p. 182-3 de L’Imaginaire),

«  imprimé de couleur vert pâle en tête duquel est figuré, sous le titre  « Le Lilas », une branche de lilas servant de fond à deux cercles dont l’un circonscrit un bélier et l’autre un croissant lunaire aux pointes tournées vers la droite : horoscope de pacotille que me remit un mendiant mutilé, un jour que j’étais attablé à la terrasse de la Taverne du Palais avec un personnage »  

1.c. 6.   Citations de Roussel (Raymond), écrivain français, 1877-1933.

Ch. 5,     citation absente.

Ch. 7,  p. 44-5(683).           Locus Solus, p. 259-260, (p. 164-5 Pauvert), (p. 169-170  Folio),

« Le cob du blanc-seing se trouvait juste sous le milieu de la feuille, que Quentin plia en deux de façon très coupante, afin de fixer ensuite l’une contre l’autre, avec une colle transparente, les deux moitiés haute et basse du verso.

    L’ensemble offrait, dès lors, l’aspect d’une épaisse et courte feuille simple []  En séparant ensuite avec une lame les deux parties collées, facilement lavables, on aurait, en redressant le parchemin, une pièce en règle »

Ch. 18,  p. 93(736).   Indications à Zo pour les 59 dessins des Nouvelles Impressions d’Afrique.

Dessin n° 13  Un prêtre donnant les cendres à un fidèle. 23  Un homme mettant une pièce de monnaie dans une tirelire en forme de tonneau. 31  Une femme assise dans le coin d’un wagon, le bras passé dans une brassière. 34  Deux hommes en sabots par temps de neige, battant la semelle pour se réchauffer les pieds. 17  Un avocat en train de plaider. Attitude véhémente. 22  Un violoniste en train de jouer, la sourdine mise.*

             [ * sourdine que Zo a dessinée à un emplacement aberrant !!!] 21  Un homme tendant sa carte de visite à un autre. Attitudes agressives faisant penser à un duel.    

Ch. 26,  p. 152(798).                 Nouvelles Impressions d’Afrique.

Damiette (titre du chant I ).

Le champ de bataille des Pyramides  (titre du chant II ).

Ch. 36,  p. 216(867).                Nouvelles Impressions d’Afrique  (chant II, dernier vers),

« L’Egypte, son soleil, ses soirs, son firmament. »

Ch. 47,  p. 269(920).                Locus Solus, p. 113,  (p. 65 Pauvert), (p. 67 Folio),

« Sur le fond du vaste réservoir gisait un long cornet métallique très pointu, percé de plusieurs trous. »

Ch. 55,  p. 327(982).                 Locus Solus, p. 392-3,  (p. 254-5 Pauvert),  (p. 161  Folio),

« Rangeant sa gerbe, la sibylle sortit d’une étroite et haute boîte de vieux cuir au couvercle absent un grand jeu de tarots –  et posa l’un d’eux à plat, le dos touchant la table. []  Pendant que Félicité continuait son manège, étalant côte à côte au hasard, la face principale en vue, l’ermite et le soleil, la lune et le diable, le bateleur et le jugement, la papesse et la roue de fortune, Cantarel ouvrait, après l’avoir prise sur la table non loin d’une spatule d’ivoire, certaine boîte ronde en métal, pleine d’une poudre blanche qu’il nous donna pour la reproduction fidèle d’un des fameux placets de Paracelse, préparations imaginées pour obtenir par sécrétion des sortes de remèdes opothérapiques. »

Ch. 63,  p. 378(1037).  La Halte, dans Comment j’ai écrit certains de mes livres, p. 224 (p. 222 de 10 / 18),

«  Quatre ou cinq marmitons [] se suivaient par rang de taille, apportant des plats gigantesques montés avec  beaucoup d’art ; le plus petit marchait en tête, succombant sous le poids d’une volaille plus grosse que lui. »

Ch. 65,  p. 390(1051).              Locus Solus, p. 208, (p. 130 Pauvert), (p. 134  Folio),

«  nous reculâmes de deux pas et pûmes dès lors examiner sans obstacle un cylindre noir, lourd d’apparence, qui, debout sur le plancher, était surmonté d’une grosse ampoule sphérique en verre, d’où émanait une clarté bleue, visible malgré le plein jour. »

Ch. 91,  p. 556(1232).             Locus Solus, p. 266,  (p. 169 Pauvert), (p. 174  Folio),

« On eut dès lors, à bord de chaque navire,  une aiguille aimantée qui montrait le nord, soutenue par deux fétus de paille sur l’eau d’une fiole à demi pleine.  Appelé marinette*, cet instrument primitif était l’ancêtre du compas véritable, qui n’apparut, muni d’une rose des vents, que trois siècles plus tard.

*Marinette, –  compagne du marin.   »

Le relevé des citations de Roussel se trouve dans Perecollages, recueil d’articles de Bernard Magné, paru en 1989, à Toulouse, Presses universitaires du Mirail.

1.c. 7.   Citations de Queneau (Raymond), écrivain français, 1903-1976.    

Ch. 11,  p. 62(703-4).                 Le Chiendent, p. 79 Folio,

« L’éplucheur de pommes de terre, par exception, ne faisait pas recette. La foule était moins dense que de coutume, ce qui permit à Etienne, sortant de sa banque de voir enfin l’appareil et la manière de s’en servir. Ce n’était d’ailleurs pas la seule merveille que l’on vendît dans cette baraque ; on y proposait également à l’avidité des esprits pratiques un fouet à mayonnaise avec un entonnoir laissant tomber l’huile goutte à goutte ; un instrument pour couper les œufs durs en  tranches minces ; un autre pour faire des coquilles de beurre et enfin une sorte de vilebrequin horriblement compliqué dont le démonstrateur ne daignait pas expliquer l’usage et qui n’était sans doute qu’un tire-bouchon perfectionné. »

Ch. 30,  p. 180(826).                       Loin de Rueil,

« James Charity »  [c’est le nom d’acteur pris par le héros du roman,  Jacques l’Aumône ].

Ch. 31,  p. 184(830).                        Les Enfants du limon, p. 176, L’imaginaire,

« Dans la petite ville d’où il s’était envolé quelque quatre ans auparavant, on le considérait comme un bon ouvrier, un futur contremaître, un petit patron probable  »

             p. 185(931)   « une mercerie à Palinsac »    évoque  Pierrot mon ami, livre qui n’était pas programmé pour fournir des Allusions pour ce chapitre … rien ne l’interdisait à Perec !

Ch. 37,  p. 219(869).                       Exercices de style, p. 126, Folio,          (macaronique) « cum altero ejusdem farinae ».

 

Ch. 59,  p. 350(1007).                    Le Vol d’Icare, p. 9, 65-66, 78,

p. 9         « Cocher, touchez au 47 rue Bochart de Saron et que ça bouge ! »

p. 65-66 « Et maintenant en route pour le Café Anglais ! [] C’est là que l’on mange des truffes au foie gras, du caviar aux lentilles, des cailles en caisse, des huîtres d’Ostende que l’on arrose de vin de Tokay et d’eau d’arquebuse sans oublier le champagne »

p. 78      « Au Café Anglais, Icare, LN terminent leur souper. Ils sablent une bouteille de Grand Crémant. »  

 

Ch. 74,  p. 446(1110).                    Les Enfants du limon, p. 155, L’imaginaire,

« Ast conseilla de faire un emprunt auprès des personnes qualifiées pour acheter des cornues, des flacons à tubulure latérale et de la verrerie variée ;  »

Ch. 80,  p. 480(1147).                   Un rude hiver, p. 168,

« elle alla quérir deux morceaux de sucre, un verre, une cuiller et la bouteille de rhum  ».

Ch. 90,  p. 552(1244).                   Le Dimanche de la vie, p. 224, Folio,

« Trois jeunes filles inexplicablement habillées en alpinistes, profitaient de la décence de ce costume pour essayer de grimper dans un compartiment par la fenêtre. »

Ch. 95,  p. 568(1244).    Les Fleurs bleues, p. 232, Folio,      

« Un personnage de sexe probablement féminin fit son apparition, vêtu d’un pantalon corsaire et d’un tricot à rayures horizontales bleues et blanches ; coiffé d’une casquette d’enseigne de vaisseau, il tenait à la main un faubert. »

              p. 572(1249).       Un rude hiver, p. 91,

«  un petit Suisse dans le coton [] se mit à gagner des sommes considérables avec une aisance qu’il attribuait à son génie commercial jusqu’ici méconnu. Il trafiquait de tout, achetait des wagons d’ail et des péniches de lait condensé, revendait des trains d’oignons et des cargos de crème de gruyère. »

Ch. 96,  p. 575(1252).                   Un rude hiver, p. 64-65,

« Lehameau pensait à des choses très lointaines, à sa vie. Il tira sur un fil et tout se déroula, il ne trouvait plus que pièces et que morceaux : une enfance ennuyeuse et soignée, quelque chose de sinistre et de contrit ; les études à la Faculté de Caen et les farces d’étudiant, le service militaire, une première fois, pas désagréable cela  ».

** Ch. 97,  p. 583(1260).               Odile, p. 132,      

« [Le peintre Vladislav]  racontait comment il avait pratiqué la nécrophilie en Bretagne par un jour d’orage et comment il ne pouvait peindre que pieds nus et reniflant un mouchoir imbibé d’absinthe et comment à la campagne après les pluies d’été il s’asseyait dans la boue tiède pour reprendre contact avec la mère nature et comment il mangeait de la viande crue qu’il mortifiait à la manière des Huns ce qui lui donne une saveur incomparable. »    

Remarque : Perec ne s’est pas expliqué sur la présence de cette citation vraiment supplémentaire. Elle n’est pas programmée par le bicarré ; elle ne vient pas non plus du remplacement d’une citation programmée, dû à la contrainte Faux : les citations programmées pour ce chapitre 97 – à prendre chez Sterne et chez Nabokov  –  sont effectivement présentes. 

De plus, Queneau était déjà programmé pour ce chapitre, par une allusion à Pierrot mon ami.  

Les citations de Queneau ont été exposées par Bernard Magné, dans Georges Perec, « Emprunts à Queneau », Les Amis de Valentin Brû, n° 13-14, 1980. Cet article fut réédité en 1989, dans Perecollages, paru  aux Presses universitaires du Mirail, Toulouse.
 

1.c. 8.     Citations de Verne (Jules), écrivain français, 1828-1905.

 *Ch. 6,  p. 40(678).    Remplace Borgès, par un effet de la contrainte Faux.

                                Le Château des Carpathes, ch. IX, p. 148-149,

« Orfanik. Quel âge avait-il, d'où venait-il, où était-il né ? Personne n'aurait pu répondre à ces trois questions [].

C'était dans le superbe rôle d'Angélica, d'Orlando, ce chef-d'œuvre du maestro Arconati, qu'elle devait adresser ses adieux au public [].

La Stilla se laissait emporter alors à toute la fougue de cette enlevante strette du chant final.[]

Elle venait de redire cette phrase d'un sentiment sublime :

                                                 Innamorata, mio cuore tremante,

                                                Voglio morire...                                       »

Ch. 9,  p. 58(698).                  Les Cinq cents millions de la Begum,  ch. IX, p. 130-131,

« Seulement, à peine Marcel fut-il dehors, qu'il vit bien que, quoique libre en apparence, il ne pourrait plus faire un pas sans être escorté des deux personnages qui répondaient aux noms historiques, ou plutôt préhistoriques, d'Arminius et de Sigimer.

Il s'était déjà demandé plus d'une fois, en les rencontrant sur son passage, quelle pouvait bien être la fonction de ces deux colosses en casaque grise, au cou de taureau, aux biceps herculéens, aux faces rouges embroussaillées de moustaches épaisses et de favoris buissonnants ! »

Ch. 23,  p. 134(779-780).         Vingt mille lieues sous les mers, ch. XI, p. 75,

« C'était une bibliothèque. De hauts meubles en palissandre noir, incrustés de cuivre, supportaient sur leurs larges rayons un grand nombre de livres uniformément reliés. Ils suivaient le contour de la salle et se terminaient à leur partie inférieure par de vastes divans, capitonnés de cuir marron, qui offraient les courbes les plus confortables. De légers pupitres mobiles, en s'écartant ou se rapprochant à volonté, permettaient d'y poser le livre en lecture. Au centre se dressait une vaste table, couverte de brochures, entre lesquelles apparaissaient quelques journaux déjà vieux. »

                 p. 134(780).              L’Île mystérieuse, IIe partie, ch. II  p. 224,

« outils : 3 rabots.
2 herminettes.
1 besaiguë.
6 ciseaux à froid.
2 limes.
3 marteaux.
3 vrilles.
2 tarières.
10 sacs de clous et de vis.
3 scies de diverses grandeurs.     »

Ch. 28,    citation  absente.

Ch. 29,  p. 175(821).                             Un  billet de loterie, ch. V,  p. 339,

« Lui, serait digne d’elle dans son flambant costume de mariage, –  jaquette courte à boutons d’argent très rapprochés, chemise empesée à corolle droite, gilet à liseré soutaché de soie, culotte étroite, rattachée au genou avec des bouquets de floches laineuses, feutre mou, bottes jaunâtres, et à la ceinture, dans sa gaine de cuir, le couteau scandinave, le « dolknif », dont est toujours muni le vrai Norvégien. » 

Ch. 35,  p. 215(864-5).                         Mathias Sandorf,  Deuxième Partie, Chapitre I,

«  PESCADE ET MATIFOU, acrobates français []  Tous deux étaient nés en Provence.  D’où leur venaient ces noms bizarres, qui avaient peut-être quelque renommée là-bas, dans leur pays lointain ? Etait-ce de ces deux points géographiques, entre lesquels s’ouvre la Baie d’Alger, –  le cap Matifou et la pointe Pescade ? Oui, et, en réalité, ces noms leur allaient parfaitement, comme celui d’Atlas à quelque géant de fêtes foraines.       Le cap Matifou, c’est un mamelon énorme, puissant, inébranlable, qui se dresse à l’extrémité nord-est de la vaste rade d’Alger, comme pour défier les éléments déchaînés et mériter le vers célèbre : Sa masse indestructible a fatigué le temps !  Or, tel était l’athlète Matifou ; un Alcide, un Porthos, []  Cet athlète –  "il faut le voir pour le croire"  dirait-on de lui –  avait près de six pieds de haut, la tête volumineuse, les épaules à proportion, la poitrine comme un soufflet de forge, les jambes comme des baliveaux de douze ans, les bras comme des bielles de machine, les mains comme des cisailles. C’était la vigueur humaine dans toute sa splendeur, []  Par contraste, à l’extrémité ouest de la baie d’Alger, la pointe Pescade, opposée au cap Matifou, est mince, effilée, une fine langue rocheuse, qui se prolonge en mer. De là, le nom de Pescade donné à ce garçon de vingt ans, petit, fluet, maigre, ne pesant pas en livres le quart de ce que l’autre pesait en kilos, mais souple, agile de corps, intelligent d’esprit, ... »

Ch. 45,  p. 257-8(908).                Le Tour du Monde en quatre-vingts jours, ch. 27,  p. 154, 

« Ce personnage, qui avait pris le train à la station d'Elko, était un homme de haute taille, très brun, moustaches noires, bas noirs, chapeau de soie noir, gilet noir, pantalon noir, cravate blanche, gants de peau de chien. On eût dit un révérend. Il allait d'une extrémité du train à l'autre, et, sur la portière de chaque wagon, il collait avec des pains à cacheter une notice écrite à la main.

Passepartout s'approcha et lut sur une de ces notices que l'honorable "elder" William Hitch, missionnaire mormon, profitant de sa présence sur le train n° 48, ferait, de onze heures à midi, dans le car n° 117, une conférence sur le mormonisme –   invitant à l'entendre tous les gentlemen soucieux de s'instruire touchant les mystères de la religion des "Saints des derniers jours". »             p. 261(911).                   Le Tour du Monde en quatre-vingts jours, ch. 4.

« M. Fogg était prêt. Il portait sous le bras le Bradshaw’s continental railway steam transit and general guide, qui devait lui servir toutes les indications nécessaires à son voyage. »

Ch. 76,    remplacé par Stendhal, à cause de la contrainte Faux.

Ch. 84,  p. 502(1172).                  Voyage au Centre de la Terre, ch. I,  p. 3,      

«  mon oncle, le professeur Lidenbrock,  [] de Hambourg. []

Otto Lidenbrock n’était pas un méchant homme  []

Il était professeur au Johannæum [] il joignait au génie du géologue l’œil du minéralogiste.

[] Cette science lui devait d’assez belles découvertes, et, en 1853, il avait paru à Leipzig un Traité de Cristallographie transcendante, par le professeur Otto Lidenbrock, grand in-folio avec planches, qui cependant ne fit pas ses frais.

Ajoutez à ça que mon oncle était conservateur du musée minéralogique de M. Stuve, ambassadeur de Russie, précieuse collection d’une renommée européenne. »                      p. 504(1174).                                De la Terre à la Lune, ch. XIV.« Barbicane, le 1er novembre, quitta Tampa-Town avec un détachement de travailleurs, et dès le lendemain une ville de maisons mécaniques s’éleva autour de Stone’s Hill ; []  c’est donc au total un puits large de soixante pieds qu’il faut creuser à une profondeur de neuf cents. »

Ch. 85,  p. 510(1180).                              Mathias Sandorf,  Ie partie, ch. I,

« Le billet ne contenait que dix-huit mots, disposés sur trois colonnes verticales, comme suit :    ihnalz        zaemen       ruiopn

  arnuro        trvree       mtqssl

  odxhnp        estlev       eeuart

  aeeeil        ennios       noupvg

  spesdr        erssur       ouitse

  eedgnc        toeedt       artuee 

[Sarcany se procure la grille :] « un simple carré de carton, de six centimètres de longueur par côté, et divisé par trente-six carrés égaux »

[une illumination, d’un complice :] « Ne voyez-vous pas qu’avant de composer ces mots au moyen de la grille, les correspondants du comte Sandorf avaient préalablement écrit à rebours la phrase qu’ils forment ! »

[les manipulations reviennent à disposer les lettres de chaque colonne pour former un carré de 36 cases contenant chacune une lettre, puis à superposer à ce carré de lettres la grille, dont 9 cases étaient découpées, en faisant tourner cette grille d’un quart de tour ( dans le sens des aiguilles d’une montre ), et à noter les lettres visibles, en  suivant le sens de lecture du français. La première colonne donne alors les 4 suites de lettres ainsi :


 

i

h

n

a

l

z

a

r

n

u

r

o

o

d

x

h

n

P

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s

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e

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e

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d

g

n

c

   

i

h

n

a

l

z

a

r

n

u

r

o

o

d

x

h