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Ch. 3,
p. 31(669). Bouvard et Pécuchet,
p. 726,
« Il connaissait leur rêve, et un beau jour
vint leur dire qu'on lui avait parlé d'un domaine à
Chavignolles, entre Caen et Falaise. Cela consistait en une
ferme de trente-huit hectares, avec une manière de
château et un jardin en plein rapport. »
Ch. 8,
p. 55(695). Bouvard et Pécuchet,
p. 923,
« C'était M.
Goutman, négociant en articles de piété ; – il en déballa
quelques-uns, enfermés dans des boîtes, sous le hangar : croix,
médailles et chapelets de toutes les dimensions, candélabres
pour oratoires, autels portatifs, bouquets de clinquant – et des
sacrés-cœurs en carton bleu, des saint Joseph à barbe rouge, des
calvaires de porcelaine. »
Ch. 20,
p. 100(745). Un cœur simple, p. 598
(p. 27 Folio),
« Elle lui
servit un déjeuner où il y avait de l’aloyau, des tripes, du
boudin, une fricassée de poulet, du cidre mousseux, une tarte
aux compotes et des prunes à l’eau-de-vie… »
Ch. 24,
p. 140-1(787). L’Éducation sentimentale, p. 181
(La Pléiade) (p. 193-4 Pr. Pocket),
« … « Je vous flanque en
Vénitienne. »
Elle aurait une robe de velours ponceau avec une ceinture
d’orfèvrerie, et sa large manche doublée d’hermine laisserait
voir son bras nu qui toucherait à la balustrade d’un escalier
montant derrière elle. A sa gauche, une grande colonne irait
jusqu’au haut de la toile rejoindre des architectures, décrivant
un arc. On apercevrait en dessous, vaguement, des massifs
d’orangers presque noirs, où se découperait un ciel bleu, rayé
de nuages blancs. Sur le balustre couvert d’un tapis, il y
aurait, dans un plat d’argent, un bouquet de fleurs, un
chapelet d’ambre, un poignard et un coffret de vieil ivoire un
peu jaune dégorgeant des sequins d’or ; quelques-uns même,
tombés par terre çà et là, formeraient une suite d’éclaboussures
brillantes, de manière à conduire l’œil vers la pointe de son
pied, car elle serait posée sur l’avant-dernière marche, dans un
mouvement naturel et en pleine lumière. »
Ch. 27,
p. 160(807). Correspondance,
p. 337-8 (La Pléiade, Vol.1)
lettre du 13 septembre 1846, à Louise Colet
" Je suis triste, ennuyé, horriblement agacé. Je redeviens comme
il y a deux ans, d'une sensibilité douloureuse. Tout me fait mal
et me déchire. Tes deux dernières lettres m'ont fait battre le
cœur à me le rompre. Elles me remuent tant ! quand dépliant
leurs plis le parfum du papier me monte aux narines et que la
senteur de tes phrases caressantes me pénètre au cœur. –
Ménage-moi ; tu me donnes le vertige avec ton amour ! – Il faut
bien nous persuader pourtant que nous ne pouvons vivre ensemble.
– Il faut se résigner à une existence plus plate et plus pâle.
Je voudrais te voir en prendre l'habitude, que mon image au lieu
de te brûler te réchauffe, qu'elle te console au lieu de te
désespérer. Que veux-tu, chère amie, il le faut. Nous ne pouvons
être toujours dans cette convulsion de l'âme dont les
abattements qui la suivent sont la mort. Travaille, pense à
autre chose. Toi qui as tant d'intelligence, emploies-en un peu
à te rendre plus tranquille. Moi ma force est à bout. Je me
sentais bien du courage pour moi seul, mais pour deux ! Mon
métier est de soutenir tout le monde, j'en suis brisé, ne
m'afflige plus par tes emportements qui me font me maudire
moi-même sans que pourtant j'y voie de remède.
Ch. 46,
p. 266(917). L’Éducation sentimentale,
p. 352,
« Ils furent éblouis par la splendeur du
plafond, divisé en compartiments octogones, rehaussé d'or et
d'argent, plus ciselé qu'un bijou,… »
Ch. 48,
p. 273(925-6). Correspondance, p. 687
lettre à sa mère, Damas, le 9 septembre 1850.
« Figure-toi
une grande cour carrée, entourée sur trois faces de bâtiments
peints en blanc avec de grandes bandes horizontales rouges,
vertes, bleues, noires. Du haut de la terrasse de la maison
pendent des plantes qui tombent en chevelures. – Et des vignes
grosses comme des arbres montent d’en bas. J’ai devant moi sous
mes yeux une énorme touffe de lauriers-roses dont toutes les
fleurs épanouies font des taches rouges dans la verdure. […]
Au milieu de la cour, sur le pavé qui est en marbre de couleur,
trottine en faisant sonner ses minces sabots une petite gazelle
qui a les yeux noirs les plus charmants du monde. »
Ch. 50,
p. 283(936). L’Éducation sentimentale, p. 359, 355,
358, 456 (p. 398, 402, 404 Pr Po)
« Un peintre en blouse bleue travaillait au
pied d'un chêne, avec sa boîte à couleurs sur les genoux. »
« Le ciel d'un bleu tendre, arrondi comme un
dôme, s'appuyait à l'horizon sur la dentelure des bois. »
« En bas, sur le bord de la route, une petite
fille nu-pieds dans la poussière, faisait paître une vache. »
Ch. 69,
p. 409(1071). Bouvard et Pécuchet,
p. 786,
« Il faut
avoir, premièrement, un bon havresac de soldat, puis une chaîne
d'arpenteur, une lime, des pinces, une boussole, et trois
marteaux, passés dans une ceinture qui se dissimule sous la
redingote, et "vous préserve ainsi de cette apparence originale,
que l'on doit éviter en voyage". Comme bâton, Pécuchet adopta
franchement le bâton de touriste, haut de six pieds, à longue
pointe de fer. »
*Ch. 83,
p. 490(1159).
Remplace Leiris, à cause de la contrainte Faux.
Un cœur simple, p. 592 (p. 18 Folio),
« En toute saison elle portait un mouchoir
d’indienne fixé sans le dos par une épingle, un bonnet lui
cachant les cheveux, des bas gris, un jupon rouge, et par-dessus
sa camisole un tablier à bavette, comme les infirmières
d’hôpital. »
Il n’y a que 9 des 10 chapitres programmés : le dixième
correspondait à la case-chapitre du coin inférieur gauche,
éliminé. L’élément couplé, 5. Rabelais, subit le même sort.
1.c. 2.
Citations de Sterne
(Laurence), romancier anglais, 1713-1768.
Elles proviennent toutes de Vie et
opinions de Tristram Shandy, gentilhomme,
Traduction, par Claude Mauron,
de The Life and Opinions of
Tristram Shandy, Gentleman.
Ch. 10,
p. 60(701). Livre IV
« Yorick »
Ch. 38,
la citation est absente.
Ch. 40, p.
229(879). Livre V Chapitre VII
p. 76 (p. 322 GF),
« … la chemise de nuit en satin
vert… »
Ch. 60, p.
363(1021-2). Livre VI Chapitre XIX (p. 186-7,
399 et 397 GF),
p. 186-7 « Or Agelastes (dénigrant mon livre)
y trouve quelque esprit peut-être, mais point de jugement ; et
comment en trouverait-on ? demandent Triptolemus et Phutatorius
[…]
Et maintenant, anti-shandiens, chers et très
compétents critiques et confrères […] Monopolus, mon
maître en politique ; Didius, mon conseil ; Kysarcius, mon ami ;
Phutatorius, mon guide ; Gastriphères, qui me conserve la vie ;
Somnolentius, qui y répand baume et repos ;… »
p. 399 « – Et qu’était ce Latus Clavus ?
demanda mon père.
Rubenius lui répondit que la chose était
encore disputée parmi les savants ; que Egnatius, Sigonius,
Bossius Ticinensis, Bayfius, Budaeus, Salmasius, Lipsius,
Lazius, Isaac Casaubon et Joseph Scaliger différaient tous
d’opinion et que lui-même n’était pas de leur avis… »
p. 397 « Sur cette affaire de culottes, après
en avoir débattu avec ma mère, mon père consulta Albertus
Rubenius. Or Albertus Rubenius en usa s’il se peut dix fois plus
mal avec mon père que celui-ci avec ma mère. Car Rubenius ayant
expressément écrit un in-quarto, De re Vestiaria Veterum,
[…] Sur tous les autres articles d’une
garde-robe antique, Rubenius renseigna généreusement mon père ;
il lui décrivit, avec un détail pleinement satisfaisant :
la Toge, ou robe lâche,
la Chlamys,
l’Ephode,
la Tunica, ou camisole,
la Synthesis,
la Paenula,
la Lacema, avec son Cucullus,
le Paludamentum,
la Proetexta,
le Sagum, ou justaucorps des soldats,
la Trabea dont, à en croire Suétone, il y
avait trois espèces. »
Ch. 75,
p. 448(1113). Livre IX Chapitre XXVI
p. 460 (p. 588 GF),
« Cette image frappa les facultés internes de
mon oncle Toby et fut suivie aussitôt par celle de sa grande
carte de Namur, ville, citadelle et environs, achetée au cours
de sa longue maladie et collée sur une planche… »
Ch. 77,
p. 456(1121-2). Livre III Chapitre XXIV p.
383 (p. 201 GF),
« … mon père épuisait son éloquence
(dont il avait un grand fonds) à faire le panégyrique du Bélier
antique ou de la Vinea dont Alexandre fit usage au siège de Tyr.
Il entretenait mon oncle Toby de la Catapulte syriaque qui
projetait à tant de pieds de monstrueux blocs de pierre et
ruinait jusque dans leurs fondations les plus solides remparts.
Il décrivait ensuite le merveilleux mécanisme de la Balliste
dont Marcellinus fit un si grand cas ; les effets terribles du
Pyrobole qui lançait le feu, et les menaces de la Térébra et du
Scorpio qui projetaient des javelines. »
Ch. 79,
remplacé par Leiris, à cause de la contrainte du Faux.
Ch. 81,
Manque.
Ch. 87,
p. 516(1188). I
p. 34,
« Sir Thomas Lawrence ».
Ch. 97,
p. 583(1260). Livre VI Chapitre XXIV
p. 201 (p. 405 GF),
« Les narguilés n’avaient rien de
particulier : montés et ornés à l’ordinaire, ils possédaient un
tuyau flexible en cuir du Maroc fileté d’or et terminés par un
bouquin en ivoire pour l’un, et pour l’autre en ébène incrustée
d’argent. […]
La montera*, écarlate, du plus fin drap
d’Espagne et de la meilleure teinture, était entièrement bordée
de fourrure sauf quatre pouces sur le devant qu’occupait une
applique bleu pâle et finement brodée… »
* une montera est un grand bonnet espagnol,
porté par les cavaliers, et pouvant se rabattre sur les
oreilles.
1.c. 3. Citations de Proust (Marcel), romancier français,
1871-1922.
*Ch. 14
remplace Kafka, contrainte du Faux
p. 79(720). Pastiches, p. 31,
ERNEST RENAN
« Si Lemoine avait réellement fabriqué du
diamant, il eût sans doute contenté par là, dans une certaine
mesure, ce matérialisme
grossier avec lequel devra compter de
plus en plus celui qui prétend
se mêler des affaires
de l'humanité; il n'eût pas donné aux âmes éprises
d'idéal cet élément d'exquise
spiritualité sur lequel, après si longtemps, nous vivons
encore. »
Ch. 19,
citation absente.
Ch. 41,
Manque.
Ch. 43,
p. 242(892). A la Recherche du temps perdu,
« Le Temps retrouvé », p. 80,
« Et vous ne savez pas quel soldat est le
soldat allemand […] " Voyez-vous, me dit-il, le superbe
gaillard qu’est le soldat boche est un être fort, sain, ne
pensant qu’à la grandeur de son pays. Deutschland über alles
ce qui n’est pas si bête, tandis que nous – tandis qu’ils se
préparaient virilement – nous nous sommes abîmés dans le
dilettantisme."»
Ch. 49,
p. 281(934). A la Recherche du temps perdu,
« Le Temps retrouvé », p. 715,
« … à la vente d’un descendant de Mme
de la Fayette à qui elles auraient été données par Henriette
d’Angleterre, perles devenues noires à la suite d’un incendie
qui détruisit une partie de la maison que les Verdurin
habitaient dans une rue dont je ne me rappelle plus le nom,
incendie après lequel fut retrouvé le coffret où étaient ces
perles, mais devenues entièrement noires. »
Ch. 54,
p. 320-322(976-7). A la Recherche du temps perdu,
« La Prisonnière », p. 116 sq.,
« Certains des nourritures criées dans la rue
[…] Bien distincts dans ce quartier si tranquille […]
m’arrivaient, chacun avec sa modulation différente, des
récitatifs clamés par des gens du peuple, […] musique de
la foule, qui est plutôt un langage qu’une musique. C’était
« Ah ! le bigorneau, deux sous le bigorneau » , qui faisait se
précipiter vers les cornets où on vendait ces affreux petits
coquillages, qui, s’il n’y avait pas eu Albertine, m’eussent
répugné, non moins d’ailleurs que les escargots que j’entendais
vendre à la même heure. […] après avoir presque
« parlé » : « Les escargots, ils sont frais, ils sont beaux »,
c’était avec la tristesse et le vague de Maeterlinck,
musicalement transposés par Debussy, que le marchand
d’escargots, dans un de ces douloureux finales […]
ajoutait avec une charmante mélancolie : « On les vend dix sous
la douzaine… » […] Mais cette lamentation métaphysique
n’avait pas le temps d’expirer au bord de l’infini, elle était
interrompue par une vive trompette. Cette fois il ne s’agissait
pas de mangeailles, les paroles du libretto étaient : « Tonds
les chiens, coupe les chats, les queues et les oreilles. »
[…] le marchand d’habits […]
psalmodiait « Habits, marchand d’habits, ha…bits » avec
la même pause entre les deux dernières syllabes d’habits que
s’il eût entonné en plain-chant…
[…] une marchande de quatre-saisons,
poussant sa voiturette, usait pour sa litanie de la division
grégorienne :
« A la tendresse, à la verduresse
Artichauts tendres et beaux
Ar – tichauts. »
[…] se mêlait déjà la cloche du
repasseur, lequel criait : « Couteaux, ciseaux, rasoirs ». Avec
lui ne pouvait lutter le repasseur de scies, car, dépourvu
d’instrument, il se contentait d’appeler : « Avez-vous des scies
à repasser, v’là le repasseur », tandis que, plus gai, le
rétameur, après avoir énuméré les chaudrons, les casseroles,
tout ce qu’il rétamait, entonnait le refrain :
« Tam, tam, tam
C’est moi qui rétame
Même le macadam
C’est moi qui mets des fonds partout,
Qui bouche tous les trous,
Trou, trou, trou » ;
et de petits Italiens, portant de grandes
boîtes de fer peintes en rouge où les numéros – perdants et
gagnants – étaient marqués, et jouant d’une crécelle
proposaient : « Amusez-vous, Mesdames, v’là le plaisir. »
Ch. 66,
p. 398(1060). A la Recherche du temps perdu,
« Le Temps retrouvé », p. 1043,
« Et je vivrais dans l’anxiété de ne pas
savoir si le Maître de ma destinée, moins indulgent que le
sultan Sheriar, le matin quand j’interromprais mon récit,
voudrait bien surseoir à mon arrêt de mort et me permettrait de
reprendre la suite le prochain soir… »
Ch. 68, p.
406(1067). A la Recherche du temps perdu,
« La Prisonnière », p. 63,
« Albertine avait aux pieds des souliers
noirs ornés de brillants […] un peu plus tard Albertine
eut des mules, certaines en chevreau doré, d’autres en
chinchilla, … »
Ch. 72,
p. 429(1092). A la Recherche du temps perdu,
« La Fugitive », p. 656,
« La dépêche que j’avais reçue dernièrement
et que j’avais crue d’Albertine, cette dépêche était de
Gilberte. Comme l’originalité assez factice de l’écriture de
Gilberte consistait principalement, quand elle écrivait une
ligne, à faire figurer dans la ligne supérieure les barres des
t qui avaient l’air de souligner les mots ou les points
sur les i qui avaient l’air d’interrompre les phrases de
la ligne d’au-dessus, et en revanche à intercaler dans la ligne
d’au-dessous les queues et arabesques des mots qui leur étaient
superposés, il était tout naturel que l’employé du télégraphe
eût lu les boucles d’s ou d’y de la ligne
supérieure comme un « ine » finissant le nom de Gilberte. Le
point sur l’i de Gilberte était monté au-dessus faire
point de suspension. Quant à son G, il avait l’air d’un
A gothique. »
Ch. 82,
p. 488(1156). A la Recherche du temps perdu,
« Le Temps retrouvé », p. 1024,
« Dans un petit salon Empire, où quelques
habits noirs écoutaient assis sur un canapé, on voyait à côté
d’une psyché supportée par une Minerve une chaise longue, placée
de façon rectiligne, mais à l’intérieur incurvée comme un
berceau, et où une jeune femme était étendue. La mollesse de sa
pose, que l’entrée de la duchesse ne lui fit même pas déranger,
contrastait avec l’éclat merveilleux de sa robe Empire en une
soierie nacarat devant laquelle les plus rouges fuchsias eussent
pâli… »
Ch. 99,
p. 597(1275). A la Recherche du temps perdu,
« La Fugitive », p. 651,
« Ici,
il semblait exprès caché dans un entrecroisement de ruelles,
comme ces palais des contes orientaux où on mène la nuit un
personnage qui, ramené avant le jour chez lui, ne doit pas
pouvoir retrouver la demeure magique où il finit par croire
qu’il n’est allé qu’en rêve.
1.c. 4. Citations de Kafka
(Franz), écrivain tchèque, 1883-1924. (traduit de l’allemand par Alexandre
Vialatte)
Ch. 1, p.
22(660). Le Procès, dixième chapitre,
p. 267,
« … deux messieurs se présentent chez
K. . En redingote, pâles et gras, et surmontés de hauts-de-forme
qui semblaient vissés sur leur crâne. […] K., vêtu de
noir lui aussi, s’était assis près de sa porte dans l’attitude
d’un monsieur qui attend quelqu’un et s’occupait d’enfiler des
gants neufs dont les doigts se moulaient petit à petit sur les
siens. »
Ch. 13, p.
70-1(712). Premier chagrin (une nouvelle de Un
champion de jeûne, en p. 53-5 de l’édition Livre de Poche
de La Colonie pénitentiaire),
« … un trapéziste, poussé d’abord par
la seule ambition de se perfectionner, puis par une habitude
devenue tyrannique, avait organisé sa vie de telle sorte qu’il
pût rester sur son trapèze nuit et jour aussi longtemps qu’il
travaillait dans le même établissement. Des domestiques se
relayaient pour pourvoir à tous ses besoins, qui étaient
d’ailleurs très restreints ; ces gens attendaient sous le
trapèze et faisaient monter ou descendre tout ce qu’il fallait à
l’artiste dans des récipients fabriqués spécialement à cet
effet. Cette façon de vivre n’entraînait pour l’entourage aucune
véritable difficulté ; ce n’était que pendant les autres numéros
du programme qu’elle devenait un peu gênante : on ne pouvait
dissimuler que le trapéziste fût resté là-haut, et le public,
bien que fort calme en général, laissait parfois errer un regard
sur l’artiste. Mais la direction n’en voulait pas à cet homme,
car c’était un acrobate extraordinaire qu’on n’eût jamais pu
remplacer. On se plaisait à reconnaître d’ailleurs qu’il ne
vivait pas ainsi par espièglerie, que c’était pour lui la seule
façon de se tenir constamment en forme et de posséder toujours
son métier dans la perfection. […] Il eût donc vécu dans
le calme sans les inévitables voyages de ville en ville qui lui
pesaient énormément. L’impresario faisait tout pour
abréger le plus possible ses souffrances : dans les
agglomérations urbaines, on employait des automobiles de course,
on roulait de nuit ou de grand matin à toute allure dans les
rues désertes ; mais on allait toujours trop lentement pour
l’impatience de l’artiste ; dans le train on faisait réserver un
compartiment tout entier où il pouvait chercher à vivre un peu
comme sur son trapèze, et se coucher dans le filet ; ce trapèze,
à l’étape, on l’installait longtemps avant l’arrivée de
l’acrobate, toutes les portes étaient tenues grandes ouvertes et
tous les couloirs dégagés, et cependant l’impresario vivait
toujours l’un des plus beaux moments de sa vie quand il voyait
l’artiste poser le pied sur l’échelle de corde, grimper rapide
comme l’éclair et se percher enfin là-haut. »
Ch. 14,
remplacé par Proust à cause de la contrainte Faux
Ch. 33,
p. 205(853-4). Le Vieux Garçon, dans La
Muraille de Chine, p. 194, (p. 135 Folio),
« Contrairement
à son habitude qui
est de
feuilleter le périodique page à page, il l'ouvre
au hasard et
tombe sur une gravure qu'il s'oblige
à regarder de
près. Elle
représente la rencontre sur
un vaisseau de
guerre du Czar et du Président de
la République
Française. Partout, jusqu'à l'horizon,
ce ne sont que
navires dont la fumée se perd dans
un ciel sans
nuages. A grands pas, le Czar et le
Président
viennent de s'avancer l'un vers l'autre,
et se donnent
la main. Derrière le Czar, comme
derrière le
Président, se tiennent deux messieurs
;
par contraste
avec la joie manifeste des visages des
deux chefs,
leurs visages paraissent graves. Les regards
des deux escortes se concentrent sur leurs souverains
respectifs. En bas, la scène a lieu visiblement
sur le haut-pont du navire; à
demi coupées par la marge de la gravure, de
longues rangées de matelots
se dressent au garde-à-vous.
Ch. 39,
p. 227-8(878). Journal, p. 136,
« Dans
sa jeunesse, on ouvrait le tombeau de Napoléon
une fois l'an et l'on
faisait défiler les Invalides pour leur montrer
le visage de l'empereur embaumé, spectacle plus propice
à la terreur qu'à
l'admiration, car ce visage était enflé et
verdâtre; c'est du reste
pourquoi l'ouverture du tombeau fut
supprimée par la suite. Mais
Richepin eut encore l'occasion de le voir, juché sur le bras de
son grand-oncle qui avait servi en Afrique et pour qui le
commandant avait fait tout exprès ouvrir le tombeau. »
Ch. 51,
p. 293(947) vers 19 du compendium.
Journal, p. 372 (30 juin),
« le ménage Thomas, chez qui nous habitons,
couple gras et mangeur de saucisses… »
Ch. 57,
p.
335(991).
Journal, p. 367,« Au dernier étage, je trouvai ma vieille
mère debout à la porte ouverte, une bougie à la main
– Prends garde, prends garde, m’écriai-je de
l’avant-dernier étage, ils me poursuivent.
– Qui cela ? Qui cela ? demanda ma mère. Qui
pourrait donc te poursuivre, mon garçon ?
– Six hommes, dis-je, à bout de souffle.
– Tu les connais ? demanda ma mère.
– Non, six inconnus, dis-je.
– Comment sont-ils donc ?
– Je les ai à peine vus. L’un porte toute sa
barbe, une barbe noire, un autre a une grosse bague au doigt, un
autre a une ceinture rouge, un autre a des pantalons déchirés
aux genoux, un autre n’a qu’un œil d’ouvert et le dernier montre
les dents.
– N’y pense plus, dit ma mère, va dans ta
chambre, couche-toi, j’ai préparé ton lit. »
*Ch. 61,
p. 367(1027).
liée au ch. 51, vers 19 du compendium
Journal,
p. 372 (30 juin),
« le ménage Thomas, chez qui nous habitons,
couple gras et mangeur de saucisses… »
Ch. 71,
p. 422(1086). Le Procès,
Sixième chapitre, p. 134,
« Il remarqua surtout une grande toile pendue à droite de la
porte […] Elle représentait un homme en robe de juge,
assis sur un trône élevé dont la dorure éclaboussait tout le
tableau. »
Ch. 78,
p. 465(1131). Le Coup à la porte du domaine,
dans La Muraille de Chine, p. 135-6,
« La
pièce avait l'air d'une cellule bien plutôt que
d'une salle de ferme. De
grandes dalles, un mur
sombre et nu, un anneau de fer maçonné quelque
part, au milieu quelque chose qui tenait du lit de camp
et de la table d'opération. »
Ch. 98,
p. 595(1273). Le Chasseur Gracchus,
dans La Muraille de Chine,
« Deux enfants
étaient assis sur le mur du quai et
jouaient aux
dés. Un homme lisait un journal sur les
marches du
monument, dans l'ombre du héros qui
brandissait
son sabre. Une jeune fille remplissait son
seau à la
fontaine. Un marchand de fruits, couché près
de sa balance,
promenait ses regards sur le lac. Au
fond d'un
cabaret, par la porte béante et les fenêtres
grandes
ouvertes on voyait deux hommes attablés
devant une
bouteille de vin. »
1.c. 5. Citations de Leiris (Michel),
écrivain français, 1901-1990.
Ch. 4,
p. 32(670-1). Nuits sans nuit, p.
22, 25-26 AOÛT 1924
« Une rue de banlieue, la nuit, entre des terrains vagues. A
droite, un pylône métallique dont les traverses portent sur
chacun de leurs points d’intersection une grosse lampe
électrique allumée. A gauche, une constellation reproduit,
renversée (base au ciel et pointe vers la terre), la forme
exacte du pylône. Le ciel est couvert de floraisons (bleu foncé
sur fond plus clair) identiques à celles du givre sur une
vitre. »
Ch. 16,
citation absente
Ch. 22, p.
120(764). .
Point
cardinal, (dans Mots sans
mémoire),
« une longue banderole blanche sur
laquelle je pouvais lire distinctement
CHAMPS CATALAUNIQUES
».
Ch. 25,
p. 149-150(796). Cinq études d’Ethnologie,
Gonthier, Médiations, p. 120-121, A travers « Tristes Tropiques »
[de Claude Lévi-Strauss]
« … c’est une autre déception qui
attend l’enquêteur [Lévi-Strauss]
chez les Tupi-Kawahib, abordés au prix de multiples fatigues :
« J’avais voulu aller jusqu'à l’extrême pointe de la
sauvagerie ; n’étais-je pas comblé, chez ces gracieux indigènes
que nul n’avait vus avant moi, que personne, peut-être, ne
verrait plus après ? Au terme d’un exaltant parcours, je tenais
mes sauvages. Hélas, ils ne l’étaient que trop. […] Ils
étaient là, tout prêts à m’enseigner leurs coutumes et leurs
croyances et je ne savais pas leur langue. Aussi proches de moi
qu’une image dans le miroir, je pouvais les toucher, non les
comprendre. » Quelque irritants que soient les
déboires auxquels s’expose celui qui se voue corps et âme à la
profession d’ethnographe afin de prendre par ce moyen une vue
concrète de la nature profonde de l’homme – soit, en
d’autres termes, une vue du minimum social qui définit la
condition humaine à travers ce que les cultures diverses peuvent
présenter d’hétéroclite – et bien qu’il ne puisse aspirer à rien
de plus que mettre au jour des vérités relatives (l’atteinte
d’une vérité dernière étant un espoir illusoire), la pire des
difficultés qu’il affronte n’est pas encore celle-là. »
Ch. 34,
citation absente (« reste à trouver »,
a écrit Perec).
Ch. 44, p.
251(901-2). Aurora, p. 171,
« D’abord, une
réclame du whisky Johnnie Walker, avec le portrait d’un
gentleman à petits favoris, en habit rouge de l’époque des
dernières diligences, portant culotte blanche, bottes à revers,
haut de forme gris, et tenant une badine à la main. »
Ch. 64, p.
382(1042). Fourbis, p. 155,
« … on n’avait plus besoin de personne
quand j’arrivai sur le trottoir et, le lendemain dans la soirée,
s’ébranlaient le bourdon de Notre-Dame et toutes les autres
cloches pour fêter l’arrivée des troupes de la libération. »
*Ch. 79, p. 472(1138). (remplace
Sterne, contrainte du Faux)
Nuits sans nuit, p. 121,« Le jeune premier, officier autrichien
moustachu et portant dolman à brandebourgs ».
Ch. 83, p.
493(1162). Fibrilles, p. 11 +
Aurora, p. 17,
« … voici un rêve que j’ai fait […]
je suis reçu par le philosophe Confucius, sorte de vieil
Anglo-Saxon glabre, précieux et pédéraste, qui se serait
travesti en mandarin à lunettes et grande robe pour quelque bal
masqué »
(Fibrilles, p. 11).
« De vieux corsets mêlés à des piles
d’anciens carnets de bal, des fleurs séchées, des robes de soie
usées jusqu’à la corde voisinaient avec des lambeaux de fourrure
mangés aux mites, des éventails rongés ressemblant à des pattes
de canard dépouillées de leur palme, des souliers d’argent
admirablement fins et délicats mais sans semelles ni talons, des
reliefs de festin et deux ou trois petits chiens empaillés, … »
(Aurora, p. 17).
Ch. 86, p.
512(1183). Aurora, p. 172,
« Cela
représentait une très jeune fille, de quatorze ou quinze ans
peut-être, vêtue d’une courte combinaison de dentelle. Les
baguettes ajourées de ses bas se terminaient en fers de lance et
à son cou pendait une petite croix dont chaque branche était un
doigt qui, sous l’ongle, saignait légèrement. Elle était assise
devant une machine à coudre, près d’une fenêtre ouverte laissant
apercevoir les rocs amoncelés d’un paysage rhénan, et sur la
lingerie qu’elle piquait se lisait cette devise, brodée en
caractères gothiques allemands
Berstörung
Das hübsche Schulmädchen
».
Ch. 93, p.
563(1239). Biffures, p. 168 (p. 182-3 de
L’Imaginaire),
« … imprimé de couleur vert pâle en
tête duquel est figuré, sous le titre « Le Lilas », une
branche de lilas servant de fond à deux cercles dont l’un
circonscrit un bélier et l’autre un croissant lunaire aux
pointes tournées vers la droite : horoscope de pacotille que me
remit un mendiant mutilé, un jour que j’étais attablé à la
terrasse de la Taverne du Palais avec un personnage… »
1.c. 6.
Citations de Roussel (Raymond),
écrivain français, 1877-1933.
Ch. 5,
citation absente.
Ch. 7,
p. 44-5(683). Locus Solus, p. 259-260, (p.
164-5 Pauvert), (p. 169-170 Folio),
« Le cob du blanc-seing se trouvait juste sous le milieu de la
feuille, que Quentin plia en deux de façon très coupante, afin
de fixer ensuite l’une contre l’autre, avec une colle
transparente, les deux moitiés haute et basse du verso.
L’ensemble offrait, dès lors, l’aspect
d’une épaisse et courte feuille simple […] En séparant
ensuite avec une lame les deux parties collées, facilement
lavables, on aurait, en redressant le parchemin, une pièce en
règle… »
Ch. 18,
p. 93(736). Indications à Zo pour les 59 dessins des
Nouvelles Impressions d’Afrique.
Dessin n° 13 Un prêtre donnant les cendres à un
fidèle. 23 Un homme mettant une pièce de monnaie
dans une tirelire en forme de tonneau. 31 Une femme assise dans le coin d’un
wagon, le bras passé dans une brassière. 34 Deux hommes en sabots par temps de
neige, battant la semelle pour se réchauffer les pieds. 17 Un avocat en train de plaider. Attitude
véhémente. 22 Un violoniste en train de jouer, la
sourdine mise.*
[ *
sourdine que Zo a dessinée à un emplacement aberrant !!!] 21 Un homme tendant sa carte de visite à
un autre. Attitudes agressives faisant penser à un duel.
Ch. 26,
p. 152(798). Nouvelles Impressions
d’Afrique.
Damiette (titre du chant I ).
Le champ de bataille des Pyramides (titre du
chant II ).
Ch. 36,
p. 216(867). Nouvelles Impressions
d’Afrique (chant II, dernier vers),
« L’Egypte, son soleil, ses soirs, son
firmament. »
Ch. 47, p.
269(920). Locus Solus, p. 113, (p. 65
Pauvert), (p. 67 Folio),
« Sur le fond du vaste réservoir gisait un long cornet
métallique très pointu, percé de plusieurs trous. »
Ch. 55,
p. 327(982). Locus Solus, p. 392-3,
(p. 254-5 Pauvert), (p. 161 Folio),
« Rangeant sa gerbe, la sibylle sortit d’une
étroite et haute boîte de vieux cuir au couvercle absent un
grand jeu de tarots – et posa l’un d’eux à plat, le dos
touchant la table. […] Pendant que Félicité continuait son
manège, étalant côte à côte au hasard, la face principale en
vue, l’ermite et le soleil, la lune et le
diable, le bateleur et le jugement, la
papesse et la roue de fortune, Cantarel
ouvrait, après l’avoir prise sur la table non loin d’une spatule
d’ivoire, certaine boîte ronde en métal, pleine d’une poudre
blanche qu’il nous donna pour la reproduction fidèle d’un des
fameux placets de Paracelse, préparations imaginées pour
obtenir par sécrétion des sortes de remèdes opothérapiques. »
Ch. 63, p.
378(1037). La Halte, dans Comment j’ai écrit certains
de mes livres, p. 224 (p. 222 de 10 / 18),
« Quatre ou cinq marmitons […] se
suivaient par rang de taille, apportant des plats gigantesques
montés avec beaucoup d’art ; le plus petit marchait en tête,
succombant sous le poids d’une volaille plus grosse que lui. »
Ch. 65,
p. 390(1051). Locus Solus, p. 208, (p.
130 Pauvert), (p. 134 Folio),
« … nous reculâmes de deux pas et
pûmes dès lors examiner sans obstacle un cylindre noir, lourd
d’apparence, qui, debout sur le plancher, était surmonté d’une
grosse ampoule sphérique en verre, d’où émanait une clarté
bleue, visible malgré le plein jour. »
Ch. 91,
p. 556(1232). Locus Solus, p. 266, (p.
169 Pauvert), (p. 174 Folio),
« On eut dès lors, à bord de chaque navire,
une aiguille aimantée qui montrait le nord, soutenue par deux
fétus de paille sur l’eau d’une fiole à demi pleine. Appelé
marinette*, cet instrument primitif était l’ancêtre du
compas véritable, qui n’apparut, muni d’une rose des
vents, que trois siècles plus tard.
*Marinette, – compagne du marin. »
Le relevé des citations de Roussel se trouve dans
Perecollages, recueil d’articles de Bernard Magné, paru en
1989, à Toulouse, Presses universitaires du Mirail.
1.c. 7.
Citations de Queneau (Raymond), écrivain français,
1903-1976.
Ch. 11, p.
62(703-4). Le Chiendent, p. 79 Folio,
« L’éplucheur de pommes de terre, par
exception, ne faisait pas recette. La foule était moins dense
que de coutume, ce qui permit à Etienne, sortant de sa banque de
voir enfin l’appareil et la manière de s’en servir. Ce n’était
d’ailleurs pas la seule merveille que l’on vendît dans cette
baraque ; on y proposait également à l’avidité des esprits
pratiques un fouet à mayonnaise avec un entonnoir laissant
tomber l’huile goutte à goutte ; un instrument pour couper les
œufs durs en tranches minces ; un autre pour faire des
coquilles de beurre et enfin une sorte de vilebrequin
horriblement compliqué dont le démonstrateur ne daignait pas
expliquer l’usage et qui n’était sans doute qu’un tire-bouchon
perfectionné. »
Ch. 30, p.
180(826). Loin de Rueil,
« James Charity » [c’est
le nom d’acteur pris par le héros du roman,
Jacques l’Aumône ].
Ch. 31, p.
184(830). Les Enfants du limon,
p. 176, L’imaginaire,
« Dans la petite ville d’où il s’était envolé quelque quatre ans
auparavant, on le considérait comme un bon ouvrier, un futur
contremaître, un petit patron probable … »
p. 185(931) « une mercerie à
Palinsac »
évoque Pierrot mon ami, livre qui n’était pas programmé
pour fournir des Allusions pour ce chapitre … rien ne
l’interdisait à Perec !
Ch. 37, p.
219(869). Exercices de style, p.
126, Folio, (macaronique) « cum altero ejusdem
farinae ».
Ch. 59, p.
350(1007). Le Vol d’Icare, p. 9,
65-66, 78,
p. 9 « Cocher, touchez au 47 rue
Bochart de Saron et que ça bouge ! »
p. 65-66 « Et maintenant en route pour le
Café Anglais ! […] C’est là que l’on mange des truffes au
foie gras, du caviar aux lentilles, des cailles en caisse, des
huîtres d’Ostende que l’on arrose de vin de Tokay et d’eau
d’arquebuse sans oublier le champagne… »
p. 78 « Au Café Anglais, Icare, LN
terminent leur souper. Ils sablent une bouteille de Grand
Crémant. »
Ch. 74,
p. 446(1110). Les Enfants du limon,
p. 155, L’imaginaire,
« Ast conseilla de faire un emprunt auprès des personnes
qualifiées pour acheter des cornues, des flacons à tubulure
latérale et de la verrerie variée ; … »
Ch. 80, p.
480(1147). Un rude hiver, p. 168,
« elle… alla quérir deux morceaux de
sucre, un verre, une cuiller et la bouteille de rhum ».
Ch. 90, p.
552(1244). Le Dimanche de la vie, p.
224, Folio,
« Trois jeunes filles inexplicablement
habillées en alpinistes, profitaient de la décence de ce costume
pour essayer de grimper dans un compartiment par la fenêtre. »
Ch. 95, p.
568(1244). Les Fleurs bleues, p. 232, Folio,
« Un personnage de sexe probablement féminin
fit son apparition, vêtu d’un pantalon corsaire et d’un tricot à
rayures horizontales bleues et blanches ; coiffé d’une casquette
d’enseigne de vaisseau, il tenait à la main un faubert. »
p. 572(1249). Un rude hiver, p.
91,
« … un petit Suisse dans le coton […]
se mit à gagner des sommes considérables avec une aisance qu’il
attribuait à son génie commercial jusqu’ici méconnu. Il
trafiquait de tout, achetait des wagons d’ail et des péniches de
lait condensé, revendait des trains d’oignons et des cargos de
crème de gruyère. »
Ch. 96, p.
575(1252). Un rude hiver, p. 64-65,
« Lehameau pensait à des choses très
lointaines, à sa vie. Il tira sur un fil et tout se déroula, il
ne trouvait plus que pièces et que morceaux : une enfance
ennuyeuse et soignée, quelque chose de sinistre et de contrit ;
les études à la Faculté de Caen et les farces d’étudiant, le
service militaire, une première fois, pas désagréable cela ».
** Ch. 97, p. 583(1260).
Odile, p. 132,
« [Le peintre Vladislav] racontait comment
il avait pratiqué la nécrophilie en Bretagne par un jour d’orage
et comment il ne pouvait peindre que pieds nus et reniflant un
mouchoir imbibé d’absinthe et comment à la campagne après les
pluies d’été il s’asseyait dans la boue tiède pour reprendre
contact avec la mère nature et comment il mangeait de la viande
crue qu’il mortifiait à la manière des Huns ce qui lui donne une
saveur incomparable. »
Remarque : Perec ne s’est pas expliqué sur la présence de cette
citation vraiment supplémentaire. Elle n’est pas programmée par
le bicarré ; elle ne vient pas non plus du remplacement d’une
citation programmée, dû à la contrainte Faux : les citations
programmées pour ce chapitre 97 – à prendre chez Sterne et chez
Nabokov – sont effectivement présentes.
De plus, Queneau était déjà programmé pour ce chapitre, par une
allusion à Pierrot mon ami.
Les citations de Queneau ont été exposées par Bernard Magné,
dans
Georges Perec, « Emprunts à Queneau »,
Les Amis de Valentin Brû,
n° 13-14, 1980.
Cet article fut réédité en 1989, dans Perecollages, paru
aux Presses universitaires du Mirail, Toulouse.
1.c. 8.
Citations de Verne (Jules), écrivain français, 1828-1905.
*Ch. 6, p.
40(678).
Remplace Borgès, par un effet de la contrainte Faux.
Le
Château des Carpathes, ch. IX, p. 148-149,
« Orfanik.
Quel âge avait-il, d'où venait-il, où était-il né ? Personne
n'aurait pu répondre à ces trois questions […].
C'était dans le superbe rôle d'Angélica,
d'Orlando, ce chef-d'œuvre du maestro Arconati, qu'elle devait
adresser ses adieux au public […].
La Stilla se laissait emporter alors à toute
la fougue de cette enlevante strette du chant final.[…]
Elle venait de redire cette phrase d'un
sentiment sublime :
Innamorata, mio
cuore tremante,
Voglio morire...
»
Ch. 9, p.
58(698). Les Cinq cents millions de la Begum,
ch. IX, p. 130-131,
« Seulement, à peine Marcel fut-il dehors,
qu'il vit bien que, quoique libre en apparence, il ne pourrait
plus faire un pas sans être escorté des deux personnages qui
répondaient aux noms historiques, ou plutôt préhistoriques,
d'Arminius et de Sigimer.
Il s'était déjà demandé plus d'une fois, en
les rencontrant sur son passage, quelle pouvait bien être la
fonction de ces deux colosses en casaque grise, au cou de
taureau, aux biceps herculéens, aux faces rouges embroussaillées
de moustaches épaisses et de favoris buissonnants ! »
Ch. 23, p.
134(779-780). Vingt mille lieues sous les mers,
ch. XI, p. 75,
« C'était une
bibliothèque. De hauts meubles en palissandre noir, incrustés de
cuivre, supportaient sur leurs larges rayons un grand nombre de
livres uniformément reliés. Ils suivaient le contour de la salle
et se terminaient à leur partie inférieure par de vastes divans,
capitonnés de cuir marron, qui offraient les courbes les plus
confortables. De légers pupitres mobiles, en s'écartant ou se
rapprochant à volonté, permettaient d'y poser le livre en
lecture. Au centre se dressait une vaste table, couverte de
brochures, entre lesquelles apparaissaient quelques journaux
déjà vieux. »
p. 134(780).
L’Île mystérieuse, IIe partie, ch. II p.
224,
« outils : 3 rabots.
2 herminettes.
1 besaiguë.
6 ciseaux à froid.
2 limes.
3 marteaux.
3 vrilles.
2 tarières.
10 sacs de clous et de vis.
3 scies de diverses grandeurs. »
Ch. 28,
citation absente.
Ch. 29, p.
175(821). Un billet de loterie,
ch. V, p. 339,
« Lui, serait digne d’elle dans son flambant
costume de mariage, – jaquette courte à boutons d’argent très
rapprochés, chemise empesée à corolle droite, gilet à liseré
soutaché de soie, culotte étroite, rattachée au genou avec des
bouquets de floches laineuses, feutre mou, bottes jaunâtres, et
à la ceinture, dans sa gaine de cuir, le couteau scandinave, le
« dolknif », dont est toujours muni le vrai Norvégien. »
Ch. 35, p.
215(864-5). Mathias Sandorf,
Deuxième Partie, Chapitre I,
« PESCADE ET MATIFOU,
acrobates français […] Tous deux étaient
nés en Provence. D’où leur venaient ces noms bizarres, qui
avaient peut-être quelque renommée là-bas, dans leur pays
lointain ? Etait-ce de ces deux points géographiques, entre
lesquels s’ouvre la Baie d’Alger, – le cap Matifou et la pointe
Pescade ? Oui, et, en réalité, ces noms leur allaient
parfaitement, comme celui d’Atlas à quelque géant de fêtes
foraines. Le cap Matifou, c’est un mamelon énorme,
puissant, inébranlable, qui se dresse à l’extrémité nord-est de
la vaste rade d’Alger, comme pour défier les éléments déchaînés
et mériter le vers célèbre : Sa masse indestructible a
fatigué le temps ! Or, tel était l’athlète Matifou ; un
Alcide, un Porthos, […] Cet athlète – "il faut le voir pour le
croire" dirait-on de lui – avait près de six pieds de haut, la
tête volumineuse, les épaules à proportion, la poitrine comme un
soufflet de forge, les jambes comme des baliveaux de douze ans,
les bras comme des bielles de machine, les mains comme des
cisailles. C’était la vigueur humaine dans toute sa splendeur, […] Par contraste, à l’extrémité ouest de la
baie d’Alger, la pointe Pescade, opposée au cap Matifou, est
mince, effilée, une fine langue rocheuse, qui se prolonge en
mer. De là, le nom de Pescade donné à ce garçon de vingt ans,
petit, fluet, maigre, ne pesant pas en livres le quart de ce que
l’autre pesait en kilos, mais souple, agile de corps,
intelligent d’esprit, ... »
Ch. 45, p.
257-8(908). Le Tour du Monde en quatre-vingts
jours, ch. 27, p. 154,
« Ce personnage, qui avait pris le train à la
station d'Elko, était un homme de haute taille, très brun,
moustaches noires, bas noirs, chapeau de soie noir, gilet noir,
pantalon noir, cravate blanche, gants de peau de chien. On eût
dit un révérend. Il allait d'une extrémité du train à l'autre,
et, sur la portière de chaque wagon, il collait avec des pains à
cacheter une notice écrite à la main.
Passepartout s'approcha et lut sur une de ces
notices que l'honorable "elder" William Hitch, missionnaire
mormon, profitant de sa présence sur le train n° 48, ferait, de
onze heures à midi, dans le car n° 117, une conférence sur le
mormonisme – invitant à l'entendre tous les gentlemen soucieux
de s'instruire touchant les mystères de la religion des "Saints
des derniers jours". » p. 261(911).
Le Tour du Monde en quatre-vingts jours, ch. 4.
« M. Fogg était prêt. Il portait sous le bras
le Bradshaw’s continental railway steam transit and general
guide, qui devait lui servir toutes les indications
nécessaires à son voyage. »
Ch. 76,
remplacé par Stendhal, à cause de la contrainte Faux.
Ch. 84, p.
502(1172). Voyage au Centre de la Terre,
ch. I, p. 3,
« … mon oncle, le professeur
Lidenbrock, […] de Hambourg. […]
Otto Lidenbrock n’était pas un méchant homme
[…]
Il était
professeur au Johannæum […] il joignait au génie du
géologue l’œil du minéralogiste.
[…] Cette science lui devait d’assez
belles découvertes, et, en 1853, il avait paru à Leipzig un
Traité de Cristallographie transcendante, par le professeur
Otto Lidenbrock, grand in-folio avec planches, qui cependant ne
fit pas ses frais.
Ajoutez à ça que mon oncle était conservateur
du musée minéralogique de M. Stuve, ambassadeur de Russie,
précieuse collection d’une renommée européenne. » p.
504(1174). De la Terre à la
Lune, ch. XIV.« Barbicane, le 1er novembre,
quitta Tampa-Town avec un détachement de travailleurs, et dès le
lendemain une ville de maisons mécaniques s’éleva autour de
Stone’s Hill ; […] c’est donc au total un puits large de
soixante pieds qu’il faut creuser à une profondeur de neuf
cents. »
Ch. 85, p.
510(1180). Mathias Sandorf,
Ie partie, ch. I,
« Le billet ne contenait que dix-huit mots,
disposés sur trois colonnes verticales, comme suit :
ihnalz zaemen ruiopn
arnuro trvree mtqssl
odxhnp estlev eeuart
aeeeil ennios noupvg
spesdr
erssur ouitse
eedgnc
toeedt artuee
[Sarcany
se procure la grille
:] « un simple carré de carton, de six centimètres de longueur
par côté, et divisé par trente-six carrés égaux »
[une
illumination, d’un complice :]
« Ne voyez-vous pas qu’avant de composer ces mots au moyen de la
grille, les correspondants du comte Sandorf avaient
préalablement écrit à rebours la phrase qu’ils forment ! »
[les
manipulations reviennent à disposer les lettres de chaque
colonne pour former un carré de 36 cases contenant chacune une
lettre, puis à superposer à ce carré de lettres la grille, dont
9 cases étaient découpées, en faisant tourner cette grille d’un
quart de tour ( dans le sens des aiguilles d’une montre ), et à
noter les lettres visibles, en suivant le sens de lecture du
français. La première colonne donne alors les 4 suites de
lettres ainsi :
|
i |
h |
n |
a |
l |
z |
|
a |
r |
n |
u |
r |
o |
|
o |
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s |
d |
r |
|
e |
e |
d |
g |
n |
c |
hazrxeirg
nohaledec nadnepedn ilruopess
En procédant de la même manière avec le carré construit à partir de
la 2e colonne, on a
amnetnore velessuot etseirted zerrevnes
et de même pour la 3e colonne
uonsuoveu qlangisre imerpuate rptsetuot
Reprenant le texte à rebours, sans coupures, on aura
toutestpretaupremiersignalquevousnousenverrezdetriestetousseleverontenmassepourlindependancedelahongriexrzah
Tout
est prêt. Au premier signal que vous nous enverrez de Trieste, tous
se lèveront en masse pour l’indépendance de la Hongrie.
XRZAH]
Ch. 88, p.
532(1206). De la Terre à la Lune, p.
250 et 275,
p. 250 « Dans cette charmante bombe, qui se
fermait au moyen d’un couvercle à vis, on introduisit d’abord un
gros chat, puis un écureuil appartenant au secrétaire perpétuel du
Gun-Club, et auquel J.-T. Maston tenait particulièrement. Mais on
voulait savoir comment ce petit animal, peu sujet au vertige,
supporterait ce voyage expérimental. […]
“ Maintenant que l'orateur a donné une large
part à la fantaisie, voudra-t-il bien rentrer dans son sujet, faire
moins de théories et discuter la partie pratique de son
expédition ? ”
Tous les regards se dirigèrent vers le personnage
qui parlait ainsi. C'était un homme maigre, sec, d'une figure
énergique, avec une barbe taillée à l'américaine qui foisonnait sous
son menton. »
p. 275 « Un filet à maille serrée était tendu
entre deux tulipiers gigantesques, et, au milieu du réseau, un petit
oiseau, les ailes enchevêtrées, se débattait en poussant des cris
plaintifs. L'oiseleur qui avait disposé cette toile inextricable
n'était pas un être humain, mais bien une venimeuse araignée,
particulière au pays, grosse comme un oeuf de pigeon, et munie de
pattes énormes. Le hideux animal, au moment de se précipiter sur sa
proie, avait dû rebrousser chemin et chercher asile sur les hautes
branches du tulipier, car un ennemi redoutable venait le menacer à
son tour.
Remarques Plusieurs œuvres de Verne sont évoquées ou citées, de
façon explicite, en des chapitres où il n’était pas programmé.
C’est le cas avec, au
ch. 8, p. 46(687),
des scènes de L’Île mystérieuse, Les Enfants du capitaine Grant,
Vingt mille lieues
sous les mers,
sont sculptées sur le bahut de Winckler.
ch. 15, p. 80(722),
Smautf est comparé à Passepartout, et Bartlebooth à Phileas Fogg,
héros du Tour
du Monde en quatre-vingts
jours
ch. 39, page 226(876),
Paganel crut apprendre l’espagnol en lisant les Lusiades de Camoëns
dans Les
Enfants du capitaine Grant.
ch. 44,
p. 252(902), la description (issue de Petersen) correspond au
chapitre 14 des Aventures
du capitaine Hatteras,
au titre Expéditions à la recherche de Franklin
ch. 45,
Sur le manuscrit des contraintes du chapitre 45, Perec donne
l’impression d’avoir construit
Troyan comme anagramme de Ayrton, personnage de Verne cité
au chapitre 9.
ch. 51,
vers 57,
Orfanik demandant l'air d'Angelica dans l'Orlando d'Arconati,
renvoie au chapitre 6. Et l’index invente pour Arconati
les mêmes dates de vie, 1828-1905, que celles de Jules Verne.
vers 177,
Gédéon Spilett retrouvant dans sa poche une ultime allumette,
reprend une partie d’une allusion, non programmée, repérée
au chapitre 8.
ch. 60, p. 363(1021),
le nom d’Aronnax est glissé par Perec dans une citation de Moby
Dick de Melville ; or l’index donne à cet Aronnax les mêmes dates,
1828-1905, qu’à Jules Verne. Et
Aronnax est un personnage de Vingt mille lieues sous les
mers.
ch. 72, p. 428(1091),
une malle de Bartlebooth fait penser à celle que le capitaine Nemo
fait parvenir
aux colons de l’île Lincoln, dans L’Île mystérieuse.
p. 429(1092),
l’eau pour la barbe à 86°F au lieu de 84°F, est le motif pour lequel
Phileas Fogg
congédia un domestique, dans Le Tour du Monde en
quatre-vingts jours.
ch. 83, p. 493(1162),
les noms Clawbonny, Marcuart, Shandon proviennent des Voyages et
Aventures
du capitaine Hatteras.
ch. 87,
L’Île mystérieuse est le titre d’un tableau.
Et l’épigraphe « Regarde de tous tes yeux regarde » provient de Michel
Strogoff.
N.B. L'article de Dominique Bertelli, publié dans Le Cabinet
d'amateur, n° 5, juin 1997, aux Presses universitaires du
Mirail, Toulouse, est une étude très poussée des influences de Verne
sur la VME.
1.c. 9.
Citations de Borges (Jorge Luis), écrivain argentin,
1899-1986.
Ch. 2, p.
25(663), 26(664). Histoire de l’Infamie, p. 112-115, ch.
2 (p. 93-95, 10 / 18),
p. 93 « Dans les premiers temps existait au
royaume d’Andalousie une cité où résidèrent ses rois et qui
s’appelait Lebtit ou Ceuta ou Jaén. Dans cette ville, il y avait un
château fort dont la porte à deux battants ne servait ni pour entrer
ni pour sortir. Elle était destinée à rester fermée. Chaque fois
qu’un roi mourait et qu’un autre roi héritait de son auguste trône,
il ajoutait de ses mains une nouvelle serrure à la porte. A la fin,
il y eut vingt-quatre serrures, une pour chaque roi. »
p. 94 « A l’intérieur, les Arabes étaient
représentés en bois et en métal sur leurs rapides montures, chevaux
ou chameaux, avec leurs turbans flottant sur l’épaule, le cimeterre
accroché par des courroies et la lance en arrêt dans la main droite
[…] Ces figures parfaites firent au roi une peur
effroyable… »
p. 95 « La septième [salle] paraissait vide et
elle était si longue que le plus habile archer tirant du seuil
n’aurait pu planter sa flèche dans le mur du fond. »
Ch. 6,
remplacé par Verne, à cause de la contrainte du Faux.
Ch. 12,
citation absente, mais allusion, par le
nom Hourcade, à une nouvelle se trouvant dans Fictions,
intitulée Pierre Ménard, auteur du Quichotte.
Ch. 15, citation
absente.
Ch. 56, p.
332(988) et 333(989)
citations prises dans des nouvelles
regroupées dans Fictions.
p. 332 Tlon Uqbar Orbis Tertius,
« La princesse de Faucigny Lucinge avait reçu de Poitiers sa
vaisselle d’argent. Du vaste fond d’une grande caisse bariolée de
timbres internationaux sortaient de fines choses immobiles […]
un samovar. » (p.51).
p. 333 Le Bulletin de l’Institut de
Linguistique de Louvain trouve son sommaire
– dans Tlon Uqbar Orbis Tertius
« Boris Baruq Nolt » est un anacyclique
alphabétique et syllabique de Tlon Uqbar Orbis.
« En mars 1941 on découvrit une lettre
manuscrite de Gunnar Erfjord. » (p.50).
– dans Pierre Ménard, auteur du Quichotte
« ... madame
Henri Bachelier… » (p.63).
« Une monographie sur la Characteristica
universalis de Leibniz ». (p.64).
– dans Le Jardin aux sentiers qui
bifurquent
« le
professeur Stephen Albert… » (p.113).
« le jardin de mon ancêtre Ts’ui Pên… »
(p.115).
– dans La mort et la boussole
« le Tetragrammaton – le nom de Dieu, JHVH –
se compose de quatre lettres… » (p.162).
Ch. 67, p.
404(1066). Le Jardin aux sentiers qui bifurquent, dans
Fictions, p. 110, Folio,
« A la page 22 de l’Histoire de la Guerre
Européenne de Liddell Hart… »
Ch. 70,
p. 412(1074). Histoire de
l’Éternité, note p. 226,
«… mystique persan Farid Al-Din Abú Talib
Muhámmad ben Ibrahim Attar ».
p.
419(1082). Histoire de l’Éternité, Le Temps circulaire,
p. 186,
« aux époques dont l’horloge immobile est une pyramide très
lentement usée par l’aile d’un oiseau qui l’effleure chaque mille et
une années… »
Ch. 73, a) p.
432(1095). Histoire de l’Infamie,
Le Teinturier masqué p. 81 (71) et p. 83 (72),
p. 71, « d) Des monnaies sans effigie,
découvertes par l’ingénieur Andrussov lors des travaux de
déblaiement pour la voie du chemin de fer transcaspien. »
p. 72, « En l’an 146 de l’Hégire, Hakim
disparut de sa patrie. On retrouva ses cuves et ses chaudières
saccagées, ainsi qu’un cimeterre de Chiraz et un miroir de bronze. »
b) p. 441(1104-5). Histoire de
l’Infamie, p. 93 (79),
p. 79, « …Rosendo Juarez le Cogneur était un de ceux qui
tenaient le haut du pavé à Villa Santa Rita. Un gars doué comme pas
deux pour le surin, et c’était avec ça un des hommes de Nicolas
Paredes qu’était lui-même un des hommes de Morel. »
Ch. 92,
p. 559(1236). La Mort et la Boussole, dans Fictions,
p. 155,
« Il y avait […] dans les coins des restes
de cigarettes de marque hongroise… »
Ch. 94, p.
565(1242). Histoire de l’Éternité, p. 243 (ou 198),
« Burton, déguisé en Afghan, était allé en
pèlerinage aux villes saintes d’Arabie… »
Fictions, est la
traduction de l’espagnol, par P. Verdevoye et Ibarra, de
Ficciones.
Histoire de l’Infamie
et Histoire de l’Éternité, sont les
traductions, par Roger Caillois et Laure Guille, de Historia
universal dela infamia et de Historia de la eternidad.
1.c. 0.
Citations de Butor (Michel), écrivain français, né en 1926.
Ch. 17,
citation absente.
Ch. 21, p.
107(751). Où, p. 211,212 et 217,
p. 211, « … qui ont détruit la paix de
mon peuple et le gouvernement du pays ; c’est pourquoi… »
p. 212, « La neige la signature de John
Whitmer le feu… »
p. 217, « Dans une vitrine du petit musée
d’ethnographie de l’Université du Nouveau-Mexique à Albuquerque, on
voit un modèle d’une place de Zuni où des poupées sculptées par un
Indien représentent les principaux personnages du Shalako… »
Ch. 32,
p. 200(847). Passage de Milan, p. 60, éd.10 /
18 ; p. 67-68, éd. de Minuit,
« C’est le salon de Samuel Léonard qu’il aurait fallu aux Vertigues
pour leur danserie, car les deux pièces qui chez eux communiquent
par une double porte, n’en font ici qu’une seule immense, meublée
d’armoires à livres, et de deux vitrines emplies de tissus coptes et
de papyrus, au-dessus desquelles deux grands paysages sombres d’un
peintre alsacien du dix-septième siècle, avec des traces de villes
et d’incendies dans le lointain, encadrent en place d’honneur, seul
devant son miroir devant la seconde fenêtre, un admirable faux de
granit, où, par un de ces miracles qui risquent fort de passer
inaperçus, le paysan de Louqsor avait su retrouver, malgré sa
technique grossière, l’esprit des portraits royaux du début de la
dix-huitième dynastie, … »
Ch. 42,
p. 240(891). Second sous-sol, p. 9,
« Je suis vêtu d’un costume de velours noir,
râpé, pantalon, veston, gilet, un peu trop grands pour moi, chaussé
de souliers noirs un peu trop grands pour moi, cravate noire sur une
chemise blanche au col sans pointes, chapeau rond noir. »
Ch. 52,
p. 304(958-9). La Modification, incipit ; 6.810.000
litres par seconde ; Où, p. 111.
« Vous avez mis le pied gauche sur la rainure de
cuivre, et de votre épaule droite vous essayez en vain de pousser le
panneau coulissant ;
Vous vous introduisez par l’étroite ouverture en
vous frottant contre ses bords… »
« 6.810.000 litres par seconde ».
« c’est le domaine des imprimeurs pour cartes de
visite ou papier à en-tête et des marchands de fournitures pour
vitrines : mannequins, présentoirs, étiquettes surtout dont on peut
apprécier ici toute la gamme : soldes, fins de série, article
exceptionnel, nouveauté ».
Ch. 53,
p. 310(965). Répertoire IV, p. 345,
« La table […] se révèle couverte,
encombrée de tout un matériel […] de tout un désordre […]
dont il faudra au moins endiguer l’invasion pour pouvoir se mettre
au travail : lettres, verres, bouteilles, étiquettes, assiettes,
boîtes d’allumettes, tasses, tubes, ciseaux, carnets, médicaments,
billets, compas, timbres, […] journaux. […] Seul un
chat pourrait se mouvoir au milieu de cette accumulation sans
provoquer d’écroulements. Il y a un pèse-lettres, […] une
boîte pharmaceutique avec l’inscription « curiously strong ALTOIDS
peppermint oil », deux clés reliées par une chaînette… »
Ch. 58,
p. 347(1003). Répertoire IV, p. 63 [ou
Les Mots dans la peinture, p. 74-75],
« … tableaux-rébus anciens […] Je
me souviens de cet exemple […] C’est un fleuve ; sur la proue
d’une barque, une femme assise somptueusement vêtue, entourée de
sacs d’or, de coffres entrouverts débordant de joyaux ; sa tête est
remplacée par la lettre « S » ; à la poupe, debout, un personnage
masculin à couronne comtale fait office de passeur ; sur sa cape
sont brodées les lettres « ENTEMENT » . Lisez :
« contentement passe richesse ». »
Ch. 61,
p. 368(1027). Second sous-sol, p. 193,
« Centre d’écoute (avec la complicité de
Guillaume Apollinaire, Charles Baudelaire, René Descartes, Marco
Polo, Gérard de Nerval, François-René de Chateaubriand et Jules
Verne). »
Ch. 62,
p. 375,6,7(1034,5,6). Second sous-sol, p. 23, 24 et
28,
p. 28, « Je reconnais le professeur Thaddeus,
spécialiste des orages magnétiques, en compagnie de Davidoff
vieilli. »
p. 24, « Davidoff, spécialiste des émiettements,
arrange la mèche d’une autre lampe à pétrole ».
p. 23, « Que de fois, au lieu de muser avec les
garçons de mon âge, je m’étais plu à épousseter ces graphites, ces
anthracites, ces houilles, ces lignites, ces tourbes ! Et les
bitumes, les résines, les sels organiques qu’il fallait préserver du
moindre atome de poussière ! »*
[*
cet extrait, de Butor, est textuellement pris dans Voyage au
Centre de la Terre, de Jules Verne.]
Ch. 89,
p. 545(1220-1). Répertoire III, p. 39,
« Le luth est tourné vers le ciel, en pleine
lumière. Sous la table, presque noyé dans l’ombre, on distingue son
étui noir renversé. »
Ce relevé des citations de Butor est tiré de l’article de Bernard
Magné, paru dans
Texte en main,
n° 2, été 1984, Grenoble.
et réédité en 1989 dans Perecollages, ouvrage publié aux
Presses universitaires du Mirail, Toulouse.
1.d. 1.
Citations de Mann (Thomas), écrivain allemand, 1875-1955.
(toutes repérées dans
La Montagne magique,
traduction de Die Zauberberg,
par Maurice Betz)
Ch. 5,
citation absente [« actuellement, voir
L’Élu », a écrit Perec]
Ch. 16, p.
87(730). La Montagne magique, I, 495
(Ch. V, Danse macabre),
« Les trois compagnons se rendirent donc un jour
au cimetière de Dorfberg. […]
A la file indienne, ils montèrent lentement, car
le sentier déblayé ne leur permettait que de passer un à un […]
la vue s’ouvrit sur le lac dont le disque, entouré de forêts, était
gelé et couvert de neige ; et derrière sa rive la plus éloignée, les
plans inclinés des montagnes semblaient se rencontrer, par delà
lesquels les sommets inconnus, couverts de neige, s’étageaient
devant le bleu du ciel. »
Ch. 33,
p. 204(853). La Montagne magique, p. 88
(Ch. III, Gaieté interrompue),
« … un monsieur gracieux et brun, avec une moustache noire
élégamment frisée et un pantalon à carreaux clairs, … »
Ch. 48,
p. 273(925). La Montagne magique, I p.
490 (Ch. V, Danse macabre),
« On assista […] à un combat de coqs à Bornéo, […] On
vit des Samoyèdes emmitouflées parcourir dans leurs traîneaux tirés
par des rennes un désert de neige au nord de l’Asie, […] Une
jeune femme marocaine, vêtue de soie rayée, caparaçonnée de chaînes,
d’anneaux et de paillettes, sa poitrine pleine à moitié dénudée,
s’approchait soudain de vous, en grandeur naturelle ; ses narines
étaient larges, ses yeux pleins d’une vie bestiale, ses traits sans
mouvement. Elle riait de ses dents blanches, abritait ses yeux d’une
de ses mains dont les ongles semblaient plus clairs que la chair,
et, de l’autre, faisait signe au public. »
Ch. 62,
p. 373(1033-4), La Montagne magique, II, p. 131 et 140
(Ch. VI, Assaut repoussé),
« … le Mannheimois, au cheveu rare et aux
dents gâtées nommé Wehsal, Ferdinand Wehsal,, commerçant de son
métier, … »
« James Tienappel […] était un monsieur
haut sur jambes, d’une quarantaine d’années, vêtu de tissu anglais
et d’un linge d’une fraîcheur de pétales, avec des cheveux
clairsemés d’un jaune canari, des yeux bleus placés l’un très près
de l’autre, une moustache couleur paille, taillée et en partie
rasée, des mains parfaitement soignées. »
Ch. 66,
p. 397(1058). La Montagne magique, II, p. 79
(Ch. VI, Du royaume de Dieu et de la délivrance perverse),
« C’étaient des fauteuils aux bras tors et capitonnés, groupés
autour d’une table ronde incrustée de métal, derrière laquelle se
trouvait un canapé du même style, chargé de coussins en velours de
soie. »
Ch. 77,
p. 457(1122). La Montagne magique, I, p. 388,
389, 395 (Ch. V, Humaniora),
« … en pantalons blancs et en vareuses
bleues, … »
« Les mains dans les poches de son veston, ses
pieds chaussés de noir étendus devant lui, il tenait entre ses
lèvres, en le laissant pendre légèrement, le long cigare d’un gris
mat qui se trouvait encore dans le premier stade de la combustion
–– c’est-à-dire : dont il n’avait pas encore fait tomber la cendre
de l’extrémité tronquée –– ».
« C’était une blonde un peu énigmatique, vêtue de
robes minces et flottantes, … »
Ch. 80,
p. 480(1147). La Montagne magique, II, p. 431 (Ch.
VII, Mijnheer Peeperkorn ( fin )),
« Peeperkorn […] but du porto dans un
gobelet d’argent à monogramme qu’il vida plusieurs fois. »
Ch. 84, p.
501(1171). La Montagne magique, II, p. 100 (Ch.
VI, Du royaume de Dieu et de la délivrance perverse),
« … le canapé, lui aussi, était appuyé contre le mur, de
sorte que la table ronde, couverte d’un tapis vert, sur laquelle
était placée en guise d’ornement, ou pour un rafraîchissement à coup
sûr inoffensif, une carafe d’eau surmontée d’un verre, se trouvait
isolée au milieu de la pièce. Des livres reliés ou brochés étaient
appuyés obliquement les uns contre les autres sur une petite
étagère, et près de la lucarne ouverte se dressait, haut sur pied,
un pupitre d’une construction légère, avec, devant lui, un petit
tapis de feutre, juste assez large pour qu’on pût s’y tenir
debout. »
*Ch. 88, p.
543(1218).
Citation non programmée par le jeu des bicarrés, mais citée par
Perec
La Montagne magique, II (Ch. VII, Vingt et un),
« La vie, jeune homme, est une femme étendue, avec des seins
rapprochés et gonflés, avec un grand ventre lisse et mou entre les
hanches saillantes, avec des bras minces, des cuisses rebondies et
des yeux mi-clos, qui dans sa provocation magnifique et moqueuse
exige notre ferveur la plus haute, toute la tension de notre plaisir
de mâle qui lui tient tête ou qui est fichu – fichu, jeune homme,
comprenez-vous ce que cela veut dire ? »
Ch. 94, p.
564(1240). La Montagne magique, II, p. 449 (Ch.
VII, La grande hébétude),
« Il y avait depuis quelque temps un groupe
d’Anglais qui avaient introduit le jeu de société suivant : l’un de
ceux qui y prenaient part posait à son voisin la question que
voici : Did you ever see the devil with a night-cap on ?
L’autre répondait : No ! I never saw the devil with a night-cap
on; après quoi il posait au suivant la même question et
ainsi de suite, l’un après l’autre. C’était effrayant !
1.d. 2. Citations de Nabokov (Vladimir), écrivain américain d’origine
russe, 1899-1976.
Ch. 28, citation
absente.
Ch. 30, p.
180(826).
Lolita,
p. 23 de la 2e partie (p. 399), (traduit de l’anglais par
Kahane)
« Il usait
d’autres pseudonymes encore, d'un goût détestable, mais foncièrement
révélateurs d’un cerveau érudit – pas celui d’un agent de la
circulation, ni d’un malfaiteur ordinaire, ni d’un voyageur de
commerce vicieux – ainsi cet "Arthur Rainbow", derrière lequel
s’abritait sans doute le poète travesti du
Bateau Bleu
(laissez-moi rire un peu aussi, Messieurs), ou "Morris
Schmetterling", l’auteur fameux de
L'oiseau Ivre
(touché
, lecteur !). »
Ch. 39,
p. 227(877-8). Lolita, p. 39-40,
« … une ancienne et splendide estampe
américaine, éblouissante d’or et de rouge, de vert et d’indigo, une
locomotive à la cheminée gigantesque, avec de grosses lanternes de
style baroque et un formidable chasse-bestiaux, qui halait ses
wagons mauves à travers la nuit de la Prairie fouaillée par la
tempête, mêlant ses volutes de fumée noire constellée d’étincelles à
la sombre fourrure des nuages prêts à crever. »
Ch. 47,
p. 267(918). La Vraie Vie de Sebastian Knight,
p. 13 (p. 15 de Folio), (traduit de l’anglais par Yvonne Davet ; le
titre original est The Real Life of Sebastian Knight)
« … sous son globe de verre, une pendule
vernie arrêtée (deux heures moins dix : moustache cirée aux pointes
dressées), … »
*Ch. 51, vers 174
La
dame en robe à pois faisant du tricot au bord de la plage
reprend une partie de la citation du chapitre 70.
Ch. 52, p.
303(957) et 306(960). La Vraie Vie de Sebastian Knight, p. 56
et 66 (p. 64 et 74 de Folio),
« Les deux douzaines environ de photos que je fis
tomber d’une grande enveloppe, qui ne portait en haut qu’un
laconique M. H. de l’écriture de Sebastian, représentaient toutes
une seule et même personne aux différentes époques de sa vie ;
d’abord un marmot à visage de pleine lune habillé d’un costume marin
de confection ; puis un petit garçon laid, en casquette de criquet ;
puis un adolescent au nez épaté, et ainsi de suite, jusqu’à ce qu’on
arrive à une série de M. H. en pleine maturité, – un type d’homme
assez antipathique avec son air de bouledogue devenant toujours plus
gras dans un univers de toiles de fond de photographe et de
jardinets réels. […] la dernière photographie de M.H.,
éclatant de satisfaction à côté d’une voiture tout battant neuf … »
« Comme je ne le rencontrais pas au cours,
j’allais chez lui et le trouvais encore au lit, couché en chien de
fusil comme un enfant endormi, mais fumant d’un air sombre, de la
cendre de cigarettes répandue sur son oreiller froissé et des taches
d’encre sur le drap qui pendait jusque sur le sol. A mon salut
énergique, il ne répondait que par un grognement, sans même daigner
changer de posture, si bien qu’après avoir tournaillé un moment et
m’être assuré qu’il n’était pas malade, je m’en allais déjeuner ;
puis je lui faisais une nouvelle visite, mais le trouvais toujours
couché, ayant simplement changé de côté et utilisant une pantoufle
comme cendrier. »
**Ch. 53,
supplémentaire, non signalée par Perec
p. 309(964). La
Vraie Vie de Sebastian Knight, p. 110 de Folio,
« Elle était jolie, avec discrétion ; un teint
pâle parsemé de quelques taches de rousseur, des joues légèrement
creuses, des yeux gris-bleu myopes, des lèvres minces. »
p. 311(966). La Vraie Vie de Sebastian Knight, p.
110 de Folio,
« Elle portait un tailleur gris, une écharpe
bleue et un petit tricorne. »
Ch. 64, p.
381(1040). La Vraie Vie de Sebastian Knight, p.
49 (p. 56 de Folio),
« Il y était question, entre autres, d’un Chinois
féroce, d’une fille courageuse aux yeux bruns et d’un grand type
tranquille dont les poings blanchissaient aux jointures quand
quelqu’un le contrariait pour de bon. »
p.
381-2(1041). Feu pâle, vers 143, p. 122 (p. 167 de
Folio), (traduit de l’anglais par Raymond Girard et Maurice-Edgar
Coindreau ; titre original, Pale Fire)
« … il m’expliqua hâtivement que ce jouet
était aussi vieux que lui. C’était un petit nègre en plomb peint
avec un trou de clé dans le côté ; il n’avait pour ainsi dire aucune
épaisseur, consistant en deux profils plus ou moins fondus ensemble,
et sa brouette était maintenant toute tordue et cassée. »
Ch. 68, p.
406(1067). La Vraie Vie de Sebastian Knight,
p. 171 (p. 190 de Folio),
« – A présent, je vends des objets en cuir – vous
savez, des balles de cuir pour que les autres jouent avec. Trop
vieux ! Pas de force ! Des muselières pour chiens aussi, et des
choses comme ça. […] si vous avez besoin d’aide, de bon
cuir, d’étuis à cigarettes, de courroies, de conseils, de gants de
boxe… »
Ch. 69, p.
409(1071). Lolita, p. 12, 333 (p. 16,
399 de Folio),
« …
Dunn […] deux clergymen du Dorset, experts l’un et l’autre en
d’obscures matières, la paléopédologie et les harpes éoliennes
respectivement. »
« … “Harry Bumper, Sherdan, Wyo” [...]
“James Mavor Morell, Hoaxton,
England” […] »
et le
détective « Trapp ».
Ch. 70, p.
420(1083). Feu pâle, vers 149, p. 130
(p. 176 de Folio),
« … il se dirigerait vers les grottes
Rippleson. […]
Le petit bout de plage entre le restaurant à
une extrémité de la promenade, et des rochers de granite à l’autre
extrémité, était presque désert : au loin, à gauche, trois pêcheurs
chargeaient une chaloupe de filets brun varech, et directement en
bas du trottoir, une femme d’un certain âge portant une robe à pois,
et, comme coiffure un chapeau de gendarme en papier […] était
assise et tricotait sur les galets, le dos à la rue. »
Ch. 97, p.
584(1261). La Vraie Vie de Sebastian Knight,
p. 151 (p. 168 de Folio),
« Objets trouvés, que Sebastian avait
commencé à cette époque, apparaît comme une sorte de halte dans son
voyage de découverte littéraire : évaluation de la situation,
dénombrement des choses et des êtres perdus en cours de route, façon
de faire le point, cliquetis de chevaux dessellés broutant dans le
noir, lueur rouge d’un feu de camp à la belle étoile. »
1.d. 3.
Citations de Roubaud (Jacques), écrivain
français né en 1932.
Ch. 2,
p. 24(662). Thèse, Université de Rennes, 1967, p. 15 (2.1 : la
formule de Taylor, lemme).
[Il
s’agit du texte recopié dans VME :
« Si f Î
Hom ( n
, m
) ... de degré ab
( [1.2.2.] ) ».]
Ch. 3, p.
31(669). Trente et un au cube, Gallimard, 1973,
p. 69,
« Dans l'eau d'une parole la seizième lame de ce cube tu
descends la branche verbale du temps tu en es la torche… »
Ch. 10, p.
60(701). La Princesse Hoppy ou Le Conte du Labrador,
Bibliothèque Oulipienne, 1975, 1. 6. et
2.2.,
« Le conte rappelle
ici que quand le roi Utherpandragon se trouva atteint du mal de la
mort il fit venir auprès de lui la princesse et son chien… »
[Sont
aussi présentés la princesse Hoppy, sa cousine la biche
Béryl, un hérisson Bartleby.]
Ch. 22, p.
116(760).
Î
, Gallimard, collection Poésie, 1967, p. 37,
« … petit tamis pour pépites ».
Ch. 49, p.
277(930).
Autobiographie, chapitre dix,
Gallimard, 1977, p. 64,
« et toutes
ces années ils habitaient
dans cette chambre étroite
où il n'y
avait place que pour le lit
un
placard et
une étagère à confitures
dans cette
chambre
proche des
toits
qui en ce temps-là
étaient trésor de
vert-de-gris
de lumière verte au
réveil ».
*Ch. 51,
vers
166, La jeune
princesse priant au chevet de son grand-père le roi,
reprend une partie de la citation du chapitre 10.
Ch. 58,
p. 343-344(999-1000) Autobiographie, chapitre dix, p. 136
sq.,
« le cadavre
n'est pas réduit au squelette mais les chairs restantes
sont imprégnées de terre, formant
un magma sec et comme
cartonné. çà et là
cependant les os sont en partie demeurés
au sternum aux
clavicules aux rotules aux tibias. la teinte générale
est d'un jaune brun dans la partie antérieure, la face postérieure
noirâtre et d'un vert foncé, plus humide,
est remplie
de vers la tête est penchée
sur l'épaule gauche, le crâne est couvert
de cheveux blancs
imprégnés de terre et mêlés de débris
de
serpillière.
l'arcade
sourcilière
est dépouillée; la mâchoire
inférieure présente
deux dents, jaunes et demi-transparentes.
le cerveau et la
cervelle occupent à peu près les deux tiers de la
cavité du crâne,
mais il n'est plus possible de reconnaître
les
divers organes qui
composent l'encéphale. La dure-mère existe
sous forme d'une
membrane de couleur bleuâtre;
on dirait
presque qu'elle est
à l'état normal il n'y a plus de moelle épinière
les vertèbres cervicales sont visibles
quoique recouvertes en
partie d'une couche légère de
couleur ocre. au niveau de la
sixième vertèbre on trouve les
parties molles internes du larynx saponifiées. Les deux côtés de la poitrine paraissent vides,
si ce n'est qu'ils renferment un peu de terre et quelques petites
mouches. ils sont noirâtres
enfumés et charbonés l'abdomen est
affaissé recouvert de terre et de chrysalides; les
organes abdominaux diminués de volume ne sont pas
identifiables; les parties génitales sont détruites au point qu'on
ne peut reconnaître le sexe
les membres
supérieurs sont placés sur les côtés du corps de
manière à ce que
les bras les avant-bras et les mains soient
ensemble. à gauche,
la main paraît entière, d'un gris mêlé de
brun. à droite,
elle est de couleur plus foncée et déjà plusieurs
de ses os se sont
séparés les membres
inférieurs sont entiers en apparence les os courts ne
sont pas plus spongieux qu'à l'état normal
mais ils sont plus
secs à l'intérieur ».
Ch. 71, p.
426(1089). Autobiographie, chapitre dix, p.
95,
PROSE D’OCCAM
« Mon grand-père,
appliquant à ses propres rasoirs le principe
d'occam qui règle
l'emploi des nominaux, n'en posséda que deux
pendant sa vie; et
encore perdit-il le premier dans la tranchée
en quinze, avec sa
première montre et son premier stylo.
Il s'asseyait
généralement le matin, vers sept heures, après un
frugal petit
déjeuner et préparait avec sérieux, dans un bol
d'eau très chaude à
l'aide d'un blaireau très souple une mousse de
savon à barbe si
dense si blanche et si compacte qu'il m'en
vient encore, après
plus de trente ans, l'eau à la bouche.
Pour moi, né en des
temps dégénérés, si je ne suis pas descendu
assez bas dans
l'échelle humaine pour me servir d'un rasoir électrique, je ne suis,
hélas, jamais parvenu à la perfection
glaciale du «
sabre ».
J'utilise un gillette à
lames hebdomadaires stainless steel et de
la mousse en bombe
william Carlos williams, que je défriche,
suivant un ordre
ascétique et immuable sur :
a) le menton b) la
lèvre inférieure
c) la joue droite d) la joue gauche e) la lèvre
supérieure f) le
cou.
Et je me
coupe quelquefois, quand j'y pense. »
Ch. 85, p.
510(1180). La Princesse Hoppy ou Le Conte
du Labrador, I. V. 31,
« t’ cea uc tsel rs
n neo rt aluot
ia ouna s ilel-
-rc oal ei ntoi
c’est du chien ».
Ch. 91, p.
554(1231). Autobiographie, chapitre dix,
n° 137,
« LUNDI
l’immeuble me fait penser à un consulat allemand à Melbourne ».
Ch. 95, p.
572(1249). Autobiographie, chapitre dix, 297 b)
L'ART DE
LA
DANSE
« la
danseuse
aux
pièces
d'or
/ soulevait
les tuiles /
imitait
le caoutchouc tendu /
face au sol /
la lumière creusait le ciel /
son
intelligence naïve /
était la moitié de tout /
roue fil à fil / qu'elle
développait / en son
nom peinture immobile
/ et mille flammes
et feu, lumière! /
elle a ouvert les yeux / visible pour les aveugles / dont les
regards avaient du plaisir à ses yeux / puis, acrobate pâle /
mélangée
de serpents /
elle perdit / son assise
de couleurs //
1.d. 4.
Citations de Mathews (Harry), écrivain américain, né en 1930.
Ch. 15, p.
84(726). Les Verts Champs de moutarde de l’Afghanistan,
(le titre original est Tlooth ; traduit de l’anglais
par Georges Perec, paru chez Denoël, 1974 ; les pages de référence
sont celles de la réédition chez P.O.L., en 1998)
p. 130 « la Société d’Archéologie Enigmatique [avait offert] une
statue en basalte de la déesse-mère tricéphale.»
p. 83 « …
un crucifix saugrenu. Trois sculptures de bois y étaient fixées par
un unique boulon épais : un enfant noir, un grand vieillard, et une
colombe grandeur nature, jadis blanche. Malek Yukkhana expliqua que
c’étaient les figures mobiles de la Trinité et que chaque année
l’une des trois "prenait le dessus". Le Fils était alors en avant,
le Saint-Esprit (presque invisible) contre la croix. »
Ch. 27, p.
162(808-9). Conversions, Gallimard, L’Imaginaire, p. 7,
(traduit de l’anglais par Claude Portail et Denis Roche avec la
collaboration de l’auteur)
« Dans la bibliothèque, Mr Wayl posa sur une
table blanche un coffret oblong en cuir vert. Ayant allumé un
projecteur accroché au plafond pour éclairer le coffret, il
l’ouvrit : une arme reposait sur la doublure d’un rouge éclatant, sa
poignée lisse en frêne, sa lame plate, falciforme, en or.
Selon Mr Wayl, l’herminette était une herminette
rituelle. La face que nous avions tout d’abord vue était unie, mais
son revers était ciselé de fines gravures représentant sept
tableaux. Six avaient en commun la figure d’une femme aux seins
épanouis, portant de longs cheveux… »
Ch. 29, p.
174(821). Les Verts Champs de moutarde de l’Afghanistan,
P.O.L., 1998, p. 103,
« … une portion de meringue sculptée en
forme d’écureuil… »
Ch. 34,
p. 206(855). Les Verts Champs de moutarde de l’Afghanistan,
p. 35 « … ayant, par mégarde, pris une
bouteille de sirop d’érable pour du Calvados… »
p. 38 « … « Arabelle » devint le nom
commun désignant sirop… »
Ch. 40,
p. 229(879). Les Verts Champs de moutarde de l’Afghanistan,
p. 49,
« … puis le symbole représentant aux
cartes le pique, répété trois fois ; … »
Ch. 53, p.
309(965). Odradek
Ch. 68 (p. 293 du manuscrit) a noté
Perec. Ceci correspond à la traduction, par Perec, de The
Sinking of the Odradek Stadium, 1971, qui ne sera publiée qu’en
1981, chez Hachette-P.O.L., sous le titre Le Naufrage du Stade
Odradek,
« Beaucoup plus tard, un char est apparu. Il représentait une scène
champêtre. Sous un tulle pailleté (soleil et étoiles d’un ciel
auroral), parmi des herbes pâles bordant un miroir (étang gelé), un
âne flairait les racines d’un arbre ; une lanterne grise était
clouée sur le tronc, un nid vide, posé dans ses branches. Titre :
« Le Phoenix ». »
ch. LXVIII, p. 235.
Ch. 63, p.
378(1037). Les Verts Champs de moutarde de
l’Afghanistan, p. 111,
« une bouteille de Wachenheimer Oberstnest
millésimée A ».
Ch. 74,
p. 445(1109). Les Verts Champs de moutarde de
l’Afghanistan, p. 17,.
« ... une large rue bordée de boutiques
entre lesquelles des amoncellements de vases, de poteries et de
fiasques clissées complètent l’alignement irrégulier des façades ».
Ch. 82,
p. 487-8(1156). Conversions, p. 77,
« … alors qu’il portait un pyjama de
shantung rouge, des babouches en peau de phoque et une robe de
chambre en cachemire bleu ciel gansée d’argent. »
Ch. 98, p.
591(1269). en anglais : Tlooth, (p. 334,
édition complète),
“a show-place of
elegant depravity. Spanish nobles, Russian tycoons and fancy sports
of every land crossed the world to ride in”.
[La
traduction, par Perec, de Tlooth
fut Les Verts Champs de moutarde de
l’Afghanistan.
Le passage cité fut traduit (p. 148)
en :
« un temple de dépravation élégante. Des grands
d’Espagne, des magnats soviétiques et des play-boys de toutes
nationalités venaient du bout du monde pour monter dans ».]
Remarques.
Harry Mathews est un des deux auteurs dont Perec a choisi de
prélever des citations et dont un livre, Conversions,
fournit des allusions pour satisfaire la contrainte 7d
(l’autre écrivain est Raymond Queneau).
Perec ne s’est pas interdit de prélever les citations dans
Conversions.
Et comme pour les autres auteurs, ou livres, retenus, il n’a pas
craint non plus de l’évoquer dans des chapitres pour lesquels il
n’était théoriquement pas programmé (le chapitre 40, par exemple).
1.d. 5. Citations de Rabelais (François), écrivain français,
1494-1553.
(puisées dans les deux volumes des
Œuvres,
de
La Bibliothèque Elzévirienne,
utilisés par Perec ; j’ai ajouté la référence à l’édition
L’Intégrale.)
Ch. 4,
p. 33(671). Le Quart Livre, ch. 2,
(Vol. 2, p. 55), (L’Int. p. 587),
« Tarande est un animal grand comme un jeune taureau, portant teste
comme est d’un cerf, peu plus grande, avecques cornes insignes,
largement ramées ; les piedz forchuz, le poil long comme d’un grand
ours, la peau peu moins dure qu’un corps de cuirasse. Et disoit le
Gelon peu en estre trouvé parmy la Scythie, par ce qu’il change de
couleur selon la variété des lieux èsquelz il paist et demoure. Et
représente la couleur des herbes, arbres, arbrisseaulx, fleurs,
lieux, pastiz, rochiers, généralement de toutes choses qu’il
approche. Cela luy est commun avecques le poulpe marin, c’est le
polype ; avecques les thoës, avecques les lycaons de Indie ;
avecques le chameleon, qui est une espèce de lizart tant admirable
que Democritus a faict un livre entier de sa figure, anatomie,
vertus et propriétés en magie. Si est ce que je l’ay veu couleur
changer, non à l’approche seulement des choses colorées, mais de soy
mesmes, selon la paour et affections qu’il avoit : comme sus un
tapiz verd je l’ay veu certainement verdoyer ; mais, y restant
quelque espace de temps, devenir jaulne, bleu, tanné, violet par
succès, en la façon que voiez la creste des coqs d’Inde couleur
scelon leurs passions changer. Ce que sus tout trouvasmes en cestuy
tarande admirable, est que non seulement sa face et peau, mais aussi
tout son poil, telle couleur prenoit qu’elle estoit ès choses
voisines. »
Ch. 6,
p. 39(677). Pantagruel (Deuxième Livre) ch. 12,
(Vol. 1, p. 233), (L’Int. p. 263),
« Doibs-je endurer que, à
l'heure que je mange, au pair, ma souppe, sans mal penser ny mal
dire, l'on me vienne ratisser et tabuster le cerveau, me sonnant
l'antiquaille et disant:
Qui boit en mangeant sa souppe
Quand il est mort, il n'y voit goutte
? »
Ch. 14, p.
78(719). Pantagruel (Deuxième Livre) ch. 16, (Vol.
1, p. 253), (L’Int. p. 280),
« Des meurs et
condictions de Panurge.
Panurge estoit de stature moyenne, ny trop grand, ny trop petit, et
avoit le nez un peu aquillin, faict à manche de rasouer; et pour
lors estoit de l'eage de trente et cinq ans ou environ, fin à dorer
comme une dague de plomb, bien galand de sa personne, sinon qu'il
estoit quelque peu paillard, et subject de nature à une maladie
qu'on appelloit en ce temps-là
Faulte d'argent, c'est douleur non pareille
– toutesfoys, il avoit soixante et troys manieres d'en trouver
tousjours à son besoing, dont la plus honorable et la plus commune
estoit par façon de larrecin furtivement faict, – malfaisant,
pipeur, beuveur, bateur de pavez, ribleur s'il en estoit en
Paris; au demourant, le meilleur filz du monde ; et tousjours
machinoit quelque chose contre les sergeans et contre le guet. »
Ch. 17,
citation
absente, mais allusion avec Troyan (p.
88(731)).
Ch. 54, p.
316(971-2). Briefve délaration, après Le Quart Livre, (Vol.
2, p. 256), (L’Int. p. 777, ch. 25 et ch. 34),
« HIEROGLYPHICQUES,
sacres sculptures. Ainsi estoient dictes les lettres des antiques
saiges Ægyptiens, et estoient faictes des images diverses de arbres,
herbes, animaulx, poissons, oiseaulx, instrumens, par la nature et
office desquelz estoit représenté ce qu’ilz vouloient désigner. »
« OBELISCES,
grandes et longues aiguilles de pierre, larges par le bas et peu à
peu finissantes en poincte par le haut. Vous en avez à Rome près le
temple de Sainct Pierre une entière et ailleurs plusieurs autres.
Sus icelles près le rivage de la mer l’on allumoit du feu pour luyre
aux mariniers on temps de tempeste, et estoient dictes
Obéliscolychnies... »
« PYRAMIDES,
grands bastimens de pierre ou de bricque quarrez, larges par le bas
et aiguz par le hault, comme est la forme d’une flambe de feu, pur.
Vous en pourrez veoir plusieurs sus le Nil, près le Caire. »
« CATADUPES
du Nil, lieu en Æthiopie onquel le Nil tombe de haultes montaignes,
en si horrible bruyt que les voisins du lieu sont presque tous
sours, comme escrit Claud. Galen. L’évesque de Caramith, celuy qui
en Rome feut mon précepteur en langue arabicque, m’a dict que l’on
oyt ce bruyt à plus de troys journées loing, qui est autant que de
Paris à Tours. Voyez Ptol. ; Ciceron, in Som. Scipionis ;
Pline, libr. 6, cap. 9, et Strabo. »
Ch. 65, p.
387-8(1048). Pantagruel (Deuxième Livre), ch. 9, (Vol.1, p.
218), (L’Int. p. 252),
« Al barildim gotfano dech min brin alabo dordin falbroth ringuam
albaras. Nin porth zadikim almucathim milko prin al elmim enthoth
dal heben ensouim; kuthim al dum alkatim nim broth dechoth porth min
michais im endoth, pruch dal maisoulum hol moth dansrilrim lupaldas
im voldemoth. Nin hur diavosth mnarbotim dal gousch palfrapin duch
im scoth pruch galeth dal Chinon, min foulchrich al conin butathen
doth dal prim. »
Ch. 87, p.
516(1188). Le Cinquième Livre, ch. 38, (Vol. 2, p.389),
(L’Int. p. 892-3),
« … Bacchus marchoit en bataille […]
L’avantgarde estoit menée par Silenus […]
Pan […] menoit l’arrièregarde […] ;
ses bandes estoient semblablement composées de Satyres, Hémipans,
Ægypans, Sylvains, Faunes, Lémures, Lares, Farfadets et Lutins en
nombre de soixante et dixhuit mille cens et quatorze. Le signe
commun à tous estoit ce mot :Evohé. »
Ch. 88,
p. 534(1207). Le Cinquième Livre, ch. 29, (Vol. 2, p.
367), (L’Int. p. 871),
« J’y vy trois cens et neuf Pelicans ; six mille et seize oizeaux
Seleucides, marchans en ordonnance, et devorans les sauterelles
parmy les bleds ; des Cynamolges, des Argathiles, des Caprimulges,
des Thynnuncules, des Crotonotaires, voyre, dis-je, des Onocrotales
avecques leur grand gosier, des Stymphalides, Harpies, Pantheres,
Dorcades, Cemades, Cynocephales, Satyres, Cartasonnes, Tarandes,
Ures, Monopes, Pephages, Cepes, Neares, Steres, Cercopiteques,
Bisons, Musimones, Bytures, Ophyres, Stryges, Gryphes. »
Ch. 90, p.
552(1228). Le Quart Livre, ch. 1, (Vol. 2, p. 51),
(L’Intégrale, p. 584),
« Après l’oraison feut mélodieusement chanté le
pseaulme du Sainct Roy David, lequel commence : Quand Israël hors
d’Ægypte sortit. »
Remarque
Il n’y a que 9 citations programmées par le bicarré 1cd car
la dixième – celle qui correspond à la case-chapitre du coin
inférieur gauche – a été « avalée »
1.d. 6. Citations de Freud (Sigmund), psychanalyste
viennois,1856-1939.
Ch. 19,
Manque.
Ch. 24, p.
141(787). Uber
Deckerinnerungen, trad.
O. Mannoni, Freud, p. 92, (Seuil),
« Le souvenir se raconte exactement comme un
rêve : Je vois une prairie rectangulaire, en pente, d’herbe verte
et épaisse. Dans l’herbe sont quantité de fleurs jaunes
(apparemment, de vulgaires pissenlits). Au haut de la prairie il y a
un chalet. Devant la porte du chalet se tiennent deux femmes très
occupées à bavarder, une paysanne avec un foulard comme coiffure et
une bonne d’enfants. Trois enfants jouent dans l’herbe ; je suis
l’un d’eux ; j’ai entre deux et trois ans. Les deux autres sont mon
cousin, qui a un an de plus que moi, et sa sœur, qui a à peu près
mon âge. Nous sommes en train de cueillir les fleurs jaunes et
chacun de nous tient un bouquet fait des fleurs qu’il a cueillies.
… »
Ch. 26
citation absente
Ch. 37
citation absente (« reste à trouver »,
a écrit Perec).
Ch. 38
citation absente
Ch. 45, p.
257(908). Etudes freudiennes, n° 7-8, p. 83.
Conrad Stein évoque un passage de l’Interprétation
des rêves.
« Dans la nuit qui précéda l’enterrement de mon père, écrit Freud,
je rêve d’une plaque de carton fort, sur laquelle on peut lire
On
est prié de fermer les yeux
OU
On est prié de fermer un œil. »
Ch. 51, p.
293(947) et p. 296(950). Cinq leçons sur la psychanalyse,
p. 11, 89, 109,
vers 21,
qui renvoie au chapitre 58. p.
11 (Anna O. = Bertha Pappenheim),
« C’étaient des fantaisies d’une profonde
tristesse, souvent même d’une certaine beauté – nous
dirons des rêveries – qui avaient pour thème une jeune fille
au chevet de son père malade. »
vers 28,
qui renvoie au chapitre 86.
p. 89 (Daniel Defoë),
« En attendant, je chercherais, suivant l’exemple de Robinson, à
m’installer aussi commodément que possible dans mon île solitaire. »
vers 121,
qui renvoie au chapitre 94.
p. 109 (Mark Twain),
« Je pourrais, en réponse à cette déclaration, suivre l’exemple de
Mark Twain qui, ayant lu dans un journal l’annonce de sa mort,
adressa au directeur un télégramme pour lui faire savoir que : «
la nouvelle de ma mort est fort exagérée. »
Ch. 56, p.
333(989). La Révolution psychanalytique, de
Marthe Robert , p. 123 (Payot),
« En dehors de quelques remarques sur le
tétragramme sacré des Hébreux (dans Die Bedeutung der Vokalfolge
(= signification de la suite des voyelles), G.W., tome
VIII, p. 349). »
Remarque :
dans son cahier des citations, Perec avait d’abord prévu, pour ce
chapitre 56
“Marthe R. I p. 108 (déjà midi et toujours pas de
nègres)”
C’est ainsi que Freud disait à sa femme qu’il n’y avait pas de
patients dans la salle d’attente !
*Ch. 58, p. 346(1003). Cinq leçons sur
la psychanalyse, p. 11 (Anna O. = Bertha Pappenheim),
« C’étaient des fantaisies d’une profonde
tristesse, souvent même d’une certaine beauté – nous
dirons des rêveries – qui avaient pour thème une jeune fille
au chevet de son père malade. »
[*
programmé au ch. 51, vers 21]
Ch. 61, p.
368(1027). La Révolution psychanalytique, de
Marthe Robert, II, p. 33,
Marthe Robert cite Freud écrivant au pasteur Pfister :
« Il s’ensuit que la discrétion est incompatible avec un bon
compte-rendu d’analyse ; il faut devenir un sale type, s’exposer, se
compromettre, se trahir, se comporter comme un artiste qui prend
l’argent du ménage pour acheter des couleurs ou brûle les meubles
pour faire du feu à son modèle. On ne peut rien accomplir de vrai
sans être un brin criminel… »
Ch. 86, p.
512-3(1183-4). La Révolution psychanalytique, de Marthe
Robert, II, p. 113,
Marthe Robert cite Freud citant Jensen (Gradiva) :
« Le Dr Norbert Hanold a pu admirer dans une
collection romaine un bas-relief qui l’a extraordinairement frappé.
Le moulage de ce bas-relief, dont l’origine et la date lui sont
inconnues, est accroché en bonne place dans son cabinet de travail,
où sa contemplation le plonge constamment dans une étrange rêverie.
Cette sculpture représentait, en pied, une
femme en marche, à peu près au tiers de sa grandeur naturelle. Elle
était jeune, ce n’était plus une enfant et évidemment pas encore une
femme, mais une vierge romaine d’environ vingt ans […] Le corps
était grand et svelte, les cheveux mollement ondulés et presque
entièrement recouverts par un fichu. Le visage, un peu menu, ne
fascinait pas particulièrement, mais il était évident qu’il ne
cherchait pas un tel effet […] La tête légèrement inclinée, elle
tenait ramassé dans sa main gauche un pan de sa robe
extraordinairement plissée, qui lui tombait de la nuque aux
chevilles et découvrait ainsi ses pieds dans ses sandales. Le pied
gauche était posé en avant, et le droit, qui se disposait à le
suivre, ne touchait le sol que de la pointe de ses orteils,
cependant que sa plante et son talon s’élevaient presque
verticalement. Ce mouvement exprimait à la fois l’aisance agile
d’une jeune femme en marche et un repos sûr de soi-même, ce qui lui
donnait ce charme particulier, en combinant une sorte de vol
suspendu à une ferme démarche... »
* Ch. 86, p.
512(1183). Cinq leçons sur la
psychanalyse, p. 89 (Daniel Defoë),
« En attendant, je chercherais, suivant l’exemple de Robinson, à
m’installer aussi commodément que possible dans mon île
solitaire. » [*
programmé au ch. 51, vers 28 ]
*Ch. 94, p. 566(1242).
Cinq leçons sur la psychanalyse, p. 109 (Mark Twain),
« Je pourrais, en réponse à cette déclaration, suivre l’exemple de
Mark Twain qui, ayant lu dans un journal l’annonce de sa mort,
adressa au directeur un télégramme pour lui faire savoir que : «
la nouvelle de ma mort est fort exagérée. » ». [*
programmé au ch. 51, vers 121 ]
Remarque
Ces citations se trouvent clairement présentées par Jacques Lecarme
dans son article Perec et Freud ou le mode d’emploi, paru
dans les Cahiers Georges Perec n° 4, en 1990.
1.d. 7.
Citations de Stendhal (Henry Beyle, dit), écrivain français,
1783-1842.
Préambule, p.
17(656). La Chartreuse de Parme, (Les Courtisans),
Pléiade, romans 2, p. 479,
« Ce qui dans Parme
avait valu une réputation à Gonzo, c’était
un magnifique chapeau à trois cornes, garni d'une
plume noire un peu délabrée, qu'il
mettait, même en frac;
mais il fallait voir la façon dont il portait cette
plume soit sur la tête, soit à la main; là étaient le talent et
l’importance. Il s'informait,
avec une anxiété véritable de
l'état de santé du petit chien de la marquise, et si le feu eût pris au palais Crescenzi, il eût exposé sa vie pour sauver un de ces
beaux fauteuils de brocart d'or, qui
depuis tant d'années accrochaient
sa culotte de soie noire,
quand par hasard il osait s'y asseoir un instant. »
Ch. 9,
Manque.
Ch. 12,
p. 67(708). Lettre à Pauline, p. 369,
25-27 novembre 1807
« … paysages vraiment flamands :d’immenses
prairies entourées de clôtures de bois et coupées par de sombres
bois de pins et par de petits ruisseaux débordés formant des lacs. »
Ch. 20,
citation absente.
Ch. 31,
citation
absente.
Ch. 42, p.
240(891). Chroniques italiennes, (Trop de faveur
tue), romans 2, p. 773,
Trop de faveur tue
Histoire de 1589
« C'est le titre qu'un poète espagnol a donné à cette
histoire dont il a fait une tragédie. Je me garde bien
d'emprunter aucun des ornements à l'aide desquels l'imagination de
cet Espagnol a cherché à embellir cette peinture triste de
l'intérieur d'un couvent; … »
Ch. 44, p.
250(900). La Chartreuse de Parme, (Les Courtisans),
Pléiade, romans 2, p. 479,
« Ce qui dans Parme
avait valu une réputation à Gonzo, c’était
un magnifique chapeau à trois cornes, garni d'une
plume noire un peu délabrée, qu'il
mettait, même en frac;
mais il fallait voir la façon dont il portait cette
plume soit sur la tête, soit à la main; là étaient le talent et l'importance.
Il s'informait,
avec une anxiété véritable de l'état de santé du petit chien de la
marquise, et si le feu eût pris au palais Crescenzi, il eût exposé sa vie pour sauver un de ces
beaux fauteuils de brocart d'or, qui
depuis tant d'années accrochaient
sa culotte de soie noire,
quand par hasard il osait s'y asseoir un instant. »
Ch. 57, p.
338(995). Vie de Henry Brulard, p. 95, 97 et 140, (p.
85, 88 et ? de Folio),
p. 88 « Il était prêtre, natif d’un village de
Provence, il était petit, maigre, très pincé, le teint vert, l’œil
faux avec un sourire abominable. »
p. 85 « Il était de plus excessivement ridé et
laid, et déconcerté et silencieux avec les femmes qui pourtant lui
étaient nécessaires. »
Ch. 72, p.
429-430(1093). Journal de Londres (Œuvres intimes ,
Pléiade, Vol.1, p. 1415),
Extrait du « Journal d’un voyage à Londres en
1817 ».
« Le 10 août
Chevaux de fiacre qui vont au commandement, sans
cocher.
La monnaie de cuivre se rend dans du papier.
Les chambres ouvertes à l’auberge.
Voulez-vous ... moi ?
C’est de la gelée de pied de veau (calf foot
jelly)
Manière de porter les enfants.
Dîner chez M. Macklin, avec une actrice de Surrey
Theater. »
Ch. 75, p.
450(1114-5). Œuvres intimes (Index Pléiade, Vol.2, p.
472,*)
Venceslas de
Rotrou, Manlius Capitolinus de Lafosse, Roxelane et
Mustapha de Maisonneuve, Le Séducteur amoureux de
Longchamps ;
Collin d’Harteville, Dufresny, Picard,
Destouches ;
Iphigénie de
Guimond de La Touche, Agamemnon de Népomucène Lemercier,
Oreste d’Alfieri, Didon de Lefranc de Pompignan ou
Rhadamiste de Crébillon
Ch. 76 p.
453(1118). Vie de Henry Brulard, p. 126 (p. 119-120 de
Folio),
« Je suppose que l’an VII de la République
correspond à 1799 à cause du rébus :
Lancette
Laitue
Rat
affiché au Luxembourg à propos du Directoire. »
*
Je n’ai pas retrouvé un tel texte. Les auteurs et pièces indiqués
ont été décrits dans son Journal en des dates diverses.
1.d. 8.
Citations de Joyce (James), écrivain irlandais, 1882-1941.
Ch. 13,
citation
absente.
Ch. 23,
p. 135(780). Ulysse, p. 637,
(titre original Ulysses, traduit de l’anglais par Auguste
Morel et Stuart Gilbert, revu par Valery Larbaud et l’auteur,
Gallimard.
« la maison et
ses dépendances comprenant un salon avec baywindow (ogives à double
lancette), y compris le thermomètre, un petit salon, 4 chambres à
coucher, 2 chambres de domestiques, 1 cuisine carrelée avec fourneau
et office, un hall avec placards à linge, et un dispositif de rayons
de bibliothèque en chêne teinté contenant l’Encyclopedia Britannica
et le New Century Dictionary, des panoplies d’anciennes armes
médiévales et orientales, un gong pour les repas, une lampe
d’albâtre, une jardinière suspendue, un appareil téléphonique en
ébonite avec l’annuaire à côté, un tapis Axminster de haute laine à
fond crème et bordure treillissée, une table à jouer la mouche avec
pied central à griffes, une cheminée avec garniture en cuivre
massif, et sur la cheminée, une pendule de précision en ormolu,
mouvement garanti avec carillon de Westminster, un
baromètre-hygromètre, des canapés confortables et des coins
recouverts en peluche rubis avec d’excellents ressorts et un centre
dans lequel on enfonce, un paravent japonais à trois panneaux et des
crachoirs (style des grands clubs, beau cuir rouge-vin qui retrouve
son brillant avec un minimum de peine par l’emploi d’huile de lin et
de vinaigre ), un lustre central à chandeliers avec des pendeloques
en forme de prismes pyramidaux, un perchoir en bois courbe et un
perroquet assez apprivoisé pour se percher sur un doigt (répertoire
expurgé), ... »
Ch. 32, p.
200(847). Ulysse, p. 550,
« Il extirpa péniblement une carte illustrée de
sa poche intérieure, une vraie cambuse semblait-il, et la poussa sur
la table. On y lisait en caractères d’imprimerie : Choza de
Indios. Beni. Bolivia.
L’attention
générale se concentra sur la scène représentée, un groupe de femmes
sauvages accroupies dans leur pagne rayé, qui clignotaient, qui
allaitaient, qui plissaient le front, qui somnolaient au milieu d’un
grouillement d’enfants (il devait bien y en avoir une vingtaine) sur
un fond de hutte d’osier. »
Ch. 36, p.
216(866). Ulysse,
L’Homme Libre
est la traduction française du titre d’un quotidien irlandais,
The Freeman’s Journal, auquel
il est fait allusion à de nombreuses reprises.
Ainsi en p. 70 : « Tout en marchant il
avait pris dans sa poche de veston L’Homme Libre plié,
l’avait déplié et… »
Ch. 43, p.
244(894). Ulysse, p. 151,
« ... je cours
acheter la seule gomme qui efface bien l’encre, la gomme Héphas,
chez Hély et Cie, 85, Dame Street. »
Ch. 46, p.
265(915). Ulysse, p. 309,
« Qu’est-ce que tu vas nous sortir aujourd’hui ?
Ah, oui. De l’humanité dans le traitement. Parce que le pauvre
animal souffre et que les experts disent et le meilleur remède connu
qui ne fait pas souffrir l’animal et en frotter très doucement
l’endroit malade. Gachte de gachte, il doit y aller tout doux quand
il passe la main sous une poule.
Cot cot cot cot codèk. Klouc klouc klouc.
C’est notre poule la Noire. Pour nous elle pond
des œufs. Elle est si gaie quand elle a pondu. Cot cot. Klouc klouc
klouc. Voici le bon oncle Léo.
Il glisse sa main dessous elle et lui prend son
œuf frais pondu. Cot cot cot cot codèk.
Klouc klouc klouc. »
Ch. 59, p.
351(1008). Ulysse, p. 608,
« Elles comprenaient ses kaléidoscopes astronomiques montrant les
douze constellations du Zodiaque d’Aries à Pisces, des planetariums
miniature du genre Orrery, des chiffres en bonbons de gomme, des
biscuits géométriques pour faire pendant aux biscuits zoologiques,
des ballons mappemondes, des poupées en costumes historiques. »
Ch. 60, p.
359(1017). Ulysse, p. 471,
« Le parquet est couvert d’un lino, mosaïque de
rhomboïdes jade, azur et vermillon. »
Ch. 67, p.
404(1066). Ulysse, p. 157,
« CABINET DE CONSULT. TA
BINETTE DE CON. »
Ch. 93,
p. 562(1268). Ulysse, op. 447-8,
« Mme YELVERTON BARRY
(Robe décolletée opale, gants ivoire douze boutons, pelisse
ouatinée et garnie de zibeline, peigne de brillants et pouf
d’aigrettes dans les cheveux.) […]
Mme BELLINGHAM
(Toque et manteau de lapin-loutre, col relevé jusqu’au menton,
descend de son brougham ; regard scrutateur à travers un face-à-main
d’écaille qu’elle prend au fond de son vaste manchon d’opossum.)
[…]
L’HONORABLE Mme
MERVYN TALBOYS (En costume d’amazone,
chapeau rigide, bottes à éperons, gilet vermillon, gants
mousquetaire suède avec baguettes brodées, longue traîne sur le bras
et fouet de chasse avec lequel elle ne cesse de frapper l’empeigne
de ses bottes.) ».
1.d. 9.
Citations de Lowry (Malcolm), écrivain anglais, 1909-1957.
(presque toutes proviennent de Under the
Volcano, traduit de l’anglais par Stephen Spriel, avec Claude
Francillon et l’auteur)
Ch. 1,
citation absente.
Ch. 7, p.
42(680). Au-dessous du volcan, p. 175 (p.
274, Folio, édit. 2002),
« … sa vie était de celles qui se
prêtaient mieux à un bref résumé dans les magazines : " Un Tel,
vingt-neuf ans, a été ajusteur, chansonnier, soutier, marin,
professeur d’équitation, artiste de variétés, chef d’orchestre,
nettoyeur de jambon, saint, clown, soldat (pour cinq minutes), et
bedeau dans une église spiritualiste… " ».
Ch. 8, p.
54(693-4). Au-dessous du volcan, p. 75 (p.
135, Folio, édit. 2002),
« … le consul […] étudiant avec un
intérêt lucide […] les bagages d’Yvonne […] si
constellés d’étiquettes qu’ils semblaient exploser en une sorte de
floraison, afin de dire aussi, voici ton histoire : Hôtel Hilo
Honolulu, Villa Carmona Granada, Hôtel Theba Algésiras, Hôtel
Peninsula Gibraltar, Hôtel Nazareth Galilée, Hôtel Manchester Paris,
Hôtel Cosmo Londres, paquebot Ile-de-France, Hôtel Regis, Hôtel
Canada Mexico D.F. – et puis les étiquettes nouvelles, les
toutes dernières fleurs : Hôtel Astor New York, le Town House Los
Angeles, paquebot Pennsylvania, Hôtel Mirador Acapulco, la Companía
Mejicana de Aviación. »
Ch. 11, p.
63(704). Pompéi aujourd’hui, p. 26 sq. LN,
« La Casa dei Vettii
un des meilleurs exemples d’une noble villa
romaine, les belles peintures et les décorations de marbre ont été
laissées telles quelles dans le péristyle qui était orné de plantes… »
Ch. 21,
Manque.
Ch. 25, p.
148(796). Au-dessous du Volcan,
(p. 56, Folio, édit. 2002),
« le célèbre poète anglais Abraham Taskerson
… »
p. 150(797).
Au-dessous du Volcan, p. 30 fin du 2e § (p. 88,
Folio, édit. 2002),
« Je crois connaître assez la souffrance
physique. Mais c’est le pire de tout, de sentir son âme mourir. Je
me demande si c’est parce que mon âme est vraiment morte que
j’éprouve pour l’instant quelque chose comme la paix. »
Ch. 35, p.
215(865). Au-dessous du Volcan, p. 326
(p. 483, Folio, édit. 2002),
« Petit bonhomme râpé, à bandeau noir sur l’œil,
avec un veston noir, mais un magnifique sombrero à longs glands lui
pendant gaiement dans le dos, il semblait, tout farouche qu’il fût
au fond, dans un état de nervosité presque aussi grande que le
Consul. »
Ch. 41, p.
237(888). Under the Volcano, p. 160,
édition anglaise,
Traduction
: « Eh bien ! Il avait d’autres chansons, aux titres peut-être
révélateurs : Susquehanna Mamma, Wasbah Assoupi, Soleil couchant sur
le Mississippi, Môme Marécage, etc., et dont l’un au moins : J’ai
mal d’avoir le mal du pays – (d’avoir le mal du pays pour mon pays)
– Fox-Trot Vocal, était profond…»
(p. 278, Folio, 2002).
Ch. 81, p.
484(1152). Au-dessous du Volcan, p. 108, 290, 300 (p.
178, 431, 446, Folio, 2002),
p. 178 « ... et un exemplaire d’occasion
de La Vallée de la Lune, de Jack London, acheté la veille
quinze centavos à la librairie allemande en face de Sandborns, à
Mexico. »
p. 446 « … habillée de chemises de cuir à
franges, de pantalons de cheval et de bottes à hauts talons, coiffée
d’un chapeau de trente litres, … »
p. 431 « Des marchands ambulants musclés
brandissaient d’un seul geste vigoureux de l’avant-bras de lourds
plateaux surchargés de fruits multicolores. »
Ch. 92, p.
558(1234). Au-dessous du Volcan, p. 293 (p.
435, Folio, édit. 2002),
« ... une petite photographie sépia, qui le
représentait jeune capitaine en uniforme de la guerre
hispano-américaine, avec des yeux sérieux et candides sous des
sourcils hauts et fins, une bouche sensible aux lèvres pleines sous
la soyeuse moustache noire. »
**Ch. 99, p.
597(1276).
Non programmée par le bicarré 1cd, elle a été prévue par
Perec.
Au-dessous du Volcan, p. 423 (p. 486, Folio, édit. 2002),
« " – lunettes de glacier et alpenstock. Vous
seriez des plus jolies avec – "
" – et ma figure toute couverte de graisse.
Et un bonnet de laine tiré jusqu’aux sourcils – " ».
1.d. 0.
Citations de Calvino (Italo),
écrivain italien, 1923-1987.
Ch. 50, p.
283(936-7). Les Villes invisibles, p. 66 de Points Roman,
(trad. de Jean Thibaudeau)
« Les anciens construisirent Valdrade sur les rives d’un lac avec
des maisons aux vérandas entassées les unes au-dessus des autres et
des rues hautes dont les parapets à balustres dominent l’eau. »
Ch. 55,
p. 325(980). Le Château des destins croisés, p.
48-50, (traduit de l’italien par Jean Thibaudeau et l’auteur),
p. 48 « … cette reine voyait un féroce
brigand (du moins est-ce ainsi qu’on le lui avait décrit) suspendu à
un instrument de torture, sous Le Soleil, après verdict de
La Justice. Elle en eut pitié, approcha, lui porta à boire (Trois
de Coupe), s’aperçut qu’il s’agissait d’un jeune homme aimable
et bien tourné (Valet de Bâton). »
p. 49 « … s’étant éprise du prisonnier
elle le libérait à la faveur de la nuit, puis l’invitait à s’enfuir
déguisé en vagabond et attendre qu’elle le rejoigne sur son char
royal, dans l’obscurité du bois. »
p. 50 « … s’entendant apostropher par une
splendide guerrière (Reine d’Epée) qui venait vers elle à la
tête d’une armée :
– Reine de la nuit, l’homme libéré par toi
m’appartient : prépare-toi à combattre ; la guerre contre les armées
du jour va durer, au milieu des arbres du bois, jusqu’à l’aurore !
»
Ch. 73,
a) p. 432(1096).
Le Château
des destins croisés, p. 133,
« un jeu de tarots peints par Bonifacio Bembo […]
Quelques cartes du jeu de Bembo ont été perdues, dont deux très
importantes pour mes narrations : Le Diable et La
Maison-Dieu. »
Les Villes invisibles, p. 13,
lignes 2 et 3,
« quatre tours d’aluminium s’élèvent de ses murs
flanquant sept portes à pont-levis à ressort ».
b) p. 434(1097). Les
Villes invisibles, p. 127,
« l’horloger, au milieu de toutes les
horloges, arrêtées dans sa boutique, approche une oreille
parcheminée d’une pendule désaccordée ».
*Ch. 74, p.
447(1110) (citation
supplémentaire !). Les Villes
invisibles, p. 131, 110 sq., 103,
p. 131 « … des poubelles renversées, desquelles s’échappent
des croûtes de fromage, papiers gras, arêtes de poisson, eau de
vaisselle, restes de spaghetti, vieux bandages. »
p. 110 « … le vent fait tourner les moulins des pompes
hydrauliques. »
p. 127 « Les cadavres, séchés de manière qu’il en reste le squelette
revêtu d’une peau jaunâtre, sont portés là-dessous… »
Ch. 76, p.
453-4(1119). Le Baron perché, p. 20, (traduit de
l’italien par Juliette Bertrand),
« … cheveux poudrés et queue nouée d’un
ruban, cravate de dentelle, petit habit vert à basques, culotte
mauve, l’épée au côté et de longues guêtres de peau blanche montant
jusqu’à mi-cuisse ».
Ch. 78, p.
463(1128). Les Villes invisibles,
passim + 123,
p. 11 « … l’homme se trouve à Diomira,
une ville avec soixante coupoles d’argent, des statues en bronze de
tous les dieux, … »
p. 27 « Isaura, la ville aux mille puits s’est
élevée présume-t-on sur un profond lac souterrain. »
p. 106 « A Sméraldine, ville aquatique, un réseau
de canaux et un réseau de rues se superposent et se recoupent. »
p. 123 « Passé le gué, franchi le col, l’homme
se trouve tout d’un coup devant la ville de Moriane, avec ses portes
d’albâtre transparentes à la lumière du soleil, ses colonnes de
corail qui soutiennent des frontons incrustés de serpentine, ses
villas toutes de verre comme des aquariums où les ombres des
danseuses à l’écaille argentée nagent sous les lampadaires en forme
de méduse. »
Ch. 79,
p. 472(1138). Cosmicomics, p. 94, (traduit
par Jean Thibaudeau),
« Le Doyen (k)yK, depuis la terrasse de
sa villa, assis dans son fauteuil roulant, ses jambes couvertes d’un
amas de journaux du monde entier arrivés par le courrier du matin,
crie à se faire entendre d’un bout à l’autre du campus… »
**Ch. 83
Citation non progrannée par le bicarré 1cd, mais signalée par
Perec !
p. 498(1168) La Route de
San Giovanni (L’opaque), p. 31
« … le mur fleuri de bougainvilliers, la
pente où poussent des touffes d’euphorbe, la haie de figuiers de
Barbarie, l’espalier de câpriers. »
Ch. 89, p.
546(1221). Le Vicomte pourfendu, p. 10-11, (traduit
par Juliette Bertrand),
« … devant chaque tente les soldats étaient assis les pieds
dans des bassines d’eau tiède […] Dans des tentes plus hautes
drapées en forme de kiosque […] le souverain étudiait sur
des cartes géographiques le plan des batailles à venir. Les tables
étaient encombrées de cartes déroulées : l’empereur y plantait des
épingles. Il les prenait sur une pelote que lui tendait un de ses
maréchaux. Les cartes étaient tellement chargées d’épingles qu’on
n’y comprenait plus rien… »
Ch. 96, p.
578(1255). Les Villes invisibles, p.
59-60,
« J’entrai dans la grande bibliothèque, je me perdis entre les
rayons croulant sous les reliures en parchemin, je suivis l’ordre
alphabétique d’alphabets disparus, montant et descendant à travers
des couloirs par des escaliers et des passerelles. »
Ch.99, p.
596(1275). La Route de San Giovanni
(L’opaque), p. 25,
« révèlent des vignes, des pépinières, de jaunes
champs de soucis, de noirs jardins de magnolias, de rouges carrières
de pierre, des marchés, à chaque endroit l’ombre a ses rendez-vous…
»
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